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Conditionnement et expédition du ciment

mer, 05/22/2019 - 16:17
Conditionnement et expédition du ciment camille nogalo 22/05/2019 article-seul Sandrine Mansoutre Etape 12/12. Conditionnement et expédition du ciment Documentation technique Ciments Fabrication du ciment : le process 0 commentaires Gabarit Article HTML Nature du contenu Vidéo Masquer les liens vers le glossaire Désactivé Alerte email Désactivé Voir aussi Découvrir les métiers de l'industrie cimentière Le contrôle qualité du ciment Masquer l'Image Activé
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Le contrôle qualité du ciment

mer, 05/22/2019 - 16:14
Le contrôle qualité du ciment camille nogalo 22/05/2019 article-seul Sandrine Mansoutre Etape 11/12. Le contrôle qualité du ciment Documentation technique Ciments Fabrication du ciment : le process 0 commentaires Gabarit Article HTML Nature du contenu Vidéo Masquer les liens vers le glossaire Désactivé Alerte email Désactivé Voir aussi Les métiers de l'industrie cimentière Conditionnement et expédition du ciment Masquer l'Image Activé
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Fabrication du ciment : le process

mar, 05/21/2019 - 14:40
Fabrication du ciment : le process a.battistin@sfic.fr 21/05/2019 article-seul

Le ciment est produit en cimenterie. Découvrez les différentes étapes du process.

Sandrine Mansoutre Production du ciment : le process Fichier PDF701.16 KoProcess de production du ciment Portland701.16 KoProcess de production du ciment Portland701.16 Ko 22/05/2019 Sandrine Mansoutre Le contrôle qualité du ciment 22/05/2019 Sandrine Mansoutre Conditionnement et expédition du ciment Documentation technique Ciments 0 commentaires Gabarit Article HTML Nature du contenu Vidéo Masquer les liens vers le glossaire Désactivé Alerte email Désactivé Voir aussi Les métiers de l'industrie cimentière Masquer l'Image Activé
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Travaux maritimes

lun, 05/20/2019 - 17:08
Travaux maritimes alexandre.guillemin 20/05/2019 article-seul

L’élargissement de l’Union européenne, l’essor économique de nombreux pays, la mondialisation des échanges et l’augmentation du tourisme nautique et du transport multimodal génèrent un essor important du trafic maritime. La France, avec sa très grande façade maritime, bénéficie d’une situation géographique privilégiée. Ce contexte est favorable à un développement important des aménagements en site maritime et une modernisation de l’ensemble des infrastructures portuaires.

02/04/2019 Patrick Guiraud Particularités des ouvrages en béton en site maritime 02/04/2019 Patrick Guiraud Particularités des ouvrages en béton en site maritime Les ouvrages en béton construits en site maritime présentent de multiples particularités induites. Lire 02/04/2019 Patrick Guiraud Les Travaux maritimes risque de corrosion et d’attaques 02/04/2019 Patrick Guiraud Les Travaux maritimes risque de corrosion et d’attaques Dans des conditions normales, les armatures enrobées d’un béton compact et non fissuré sont protégées naturellement des risques de corrosion par un phénomène de passivation qui résulte de la création, à la surface de l’acier, d’une pellicule protectrice Fe2O3CaO (dite de passivation). Lire 02/04/2019 Patrick Guiraud Travaux maritimes : quelques principes de prévention 02/04/2019 Patrick Guiraud Travaux maritimes : quelques principes de prévention Malgré la complexité des réactions chimiques générées par les eaux en site maritime, l’application de quelques principes de prévention élémentaires respectés au niveau de la formulation du béton (dosage adéquat en ciment, faible E/C, béton compact et peu perméable), du choix du type d’ar Lire 02/04/2019 Patrick Guiraud Ciments pour bétons en site maritime 02/04/2019 Patrick Guiraud Ciments pour bétons en site maritime Les ciments courants font l’objet de la norme NF EN 197-1 « Ciment – partie 1 : composition, spécifications et critères de conformité des ciments courants ». Lire 20/05/2019 Patrick Guiraud Choix des classes d’exposition 20/05/2019 Patrick Guiraud Choix des classes d’exposition Les textes normatifs relatifs au béton prennent en compte la durabilité en s’appuyant sur la notion de classe d’exposition. Ils imposent au prescripteur de définir les actions dues à l’environnement auxquelles le béton de chaque partie d’ouvrage va être exposé pendant la durée d’utilisation de la structure. Lire 02/04/2019 Patrick Guiraud Les tunnels immergés 02/04/2019 Patrick Guiraud Les tunnels immergés La technique des tunnels immergés est utilisée pour la réalisation de traversées sous fluviales ou de traversées dans des zones d’estuaires. Lire Documentation technique Travaux maritimes et fluviaux 0 commentaires Gabarit Article HTML Masquer les liens vers le glossaire Désactivé Alerte email Désactivé Voir aussi Les ouvrages en béton en site maritime Introduction : Les travaux maritimes Un tunnel sous l’eau pour fluidifier la circulation Masquer l'Image Désactivé
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Choix des classes d’exposition

lun, 05/20/2019 - 17:01
Choix des classes d’exposition alexandre.guillemin 20/05/2019 article-seul

Les textes normatifs relatifs au béton prennent en compte la durabilité en s’appuyant sur la notion de classe d’exposition. Ils imposent au prescripteur de définir les actions dues à l’environnement auxquelles le béton de chaque partie d’ouvrage va être exposé pendant la durée d’utilisation de la structure.

Patrick Guiraud

La norme NF EN 206/CN, en confor- mité avec l’Eurocode 2 (norme NF EN 1992-1-1), définit 18 classes d’exposition regroupées par risque de corrosion des armatures (XC, XD, XS) et d’attaques du béton (XF, XA) dépendant des actions et conditions environnementales auxquelles le béton est soumis.

Les classes d’exposition de chaque partie d’ouvrage sont une donnée de base du projet.

La norme NF EN 206/CN fixe, pour chaque classe d’exposition, les valeurs limites spécifiées applica- bles pour la composition et les pro- priétés du béton :

  • Rapport maximal eau efficace/ liant équivalent ;
  • Dosage minimal en liant équivalent ;
  • Classe de résistance minimale à la compression du béton ;
  • Teneur minimale en air dans le béton (le cas échéant) ;
  • Type et classe de constituants permis.

Chaque béton d’une partie d’ouvrage peut être soumis simultané- ment à plusieurs classes d’exposition.

Le béton doit respecter toutes les valeurs limites applicables pour la composition et les propriétés du béton pour chaque classe d’exposition et donc la sélection des plus sévères exigences et spécifications.

Nota : les classes d’exposition relatives à la corrosion des armatures (XC1 à XC4, XD1 à XD3, XS1 à XS3) permettent aussi de dimensionner la valeur de l’enrobage des armatures.

Découvrez l'ensemble de la revue  Cet article est extrait de Les ouvrages en béton en site maritime PDF1.89 MoTélécharger1.89 MoTélécharger1.89 Mo Documentation technique Travaux maritimes et fluviaux 0 commentaires Gabarit Article HTML Masquer les liens vers le glossaire Désactivé Alerte email Désactivé Voir aussi Particularités des ouvrages en béton en site maritime Les Travaux maritimes risque de corrosion et d’attaques Ciments pour bétons en site maritime Masquer l'Image Désactivé
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Un béton désactivé de sable pour redécouvrir le charme 
des rives de la Seine

mer, 05/15/2019 - 17:04
Un béton désactivé de sable pour redécouvrir le charme 
des rives de la Seine alexandre.guillemin 15/05/2019 article-seul

Comment transformer d’anciens « chemins de halage » en lieux de promenade, de détente et de convivialité urbaine ? Située sur les deux rives de la Seine, Vernon (Eure) redécouvre ses berges…. Grâce au béton, la métamorphose a commencé par une première tranche très esthétique.

CIMbéton

Paris à 72 km, Rouen à 56 km et Évreux à 32 km. Située dans le département de l’Eure, la ville de Vernon est implantée au carrefour de deux routes historiques : celle qui relie Paris à Rouen par la vallée de la Seine et celle qui va d’Évreux à Beauvais. Voisine de Giverny, célèbre pour abriter la maison du peintre Claude Monet, la commune (25 000  habitants) s’étend sur les deux rives de la Seine.

Sur la rive droite, le campus technologique du plateau de l’Espace accueille, dans un cadre verdoyant, le fleuron européen de la propulsion de fusées et d’aéronefs. C’est ici, chez ArianeGroup (ex-Snecma), qu’ont été mis au point tous les moteurs du fameux lanceur européen. Un propulseur de nouvelle génération, baptisé Vinci, est en cours d’étude. Il équipera l’étage supérieur de la future Ariane 6, prévue pour décoller en juillet 2020. À l’initiative de la municipalité, le plateau de l’Espace est désormais aussi une vitrine de l’innovation et de la formation en Normandie, avec une école d’ingénieurs inaugurée l’an dernier, qui accueille 250 élèves.


La genèse d’une « voie verte »

De l’autre côté de la Seine, la rive gauche est plus urbanisée. À partir du pont Clemenceau, qui relie les deux parties de la ville, en direction du nord-ouest, le quai Garnuchot puis le quai de Seine sont bordés d’immeubles d’habitation ou de maisons particulières. Malgré la présence du fleuve, le potentiel environnemental et récréatif des lieux est resté longtemps en jachère. Depuis 2014, l’équipe municipale fait en sorte que la ville se réapproprie son fleuve, au bord duquel elle est née et autour duquel elle s’est construite. Mûrement réfléchi, un projet a vu le jour, dans lequel le béton a su répondre à plusieurs problématiques : valorisation du patrimoine naturel ; dimension récréative ; création d’une « voie verte » avec circulation multimodale et protection de l’environnement.

Lancée à partir de 2014, la réflexion municipale sur les rives de Seine s’accompagne notamment de l’initiative « Cœur de Seine 2020 », dont l’ambition est de donner un nouveau visage à la ville de Vernon. Elle vise notamment à reconvertir les friches laissées par la fermeture de plusieurs entreprises emblématiques de la commune (notamment la Fonderie et la Papeterie), mais aussi l’ancienne caserne Fieschi.

Sur le quai Garnuchot et le quai de Seine, les espaces à requalifier étaient les héritiers d’anciens « chemins de halage », peu empruntés hormis par les riverains, avec un tissu urbain discontinu ne tirant aucun avantage esthétique de l’environnement. Objectif : transformer cette zone en espace partagé, convivial, récréatif et accueillant, en mettant en valeur le patrimoine et, par la même occasion, en dynamisant tout le quartier.

Nouvellement élu, le maire de l’époque, Sébastien Lecornu (aujourd’hui ministre chargé des Collectivités territoriales dans le gouvernement d’Édouard Philippe), précisait la finalité de son « projet phare » : « Nous souhaitons que les berges de la Seine remplacent le parc ou le grand jardin public qu’il manque à Vernon. » Pour l’édile, ce futur espace, propice aux balades et aux pique-niques, a pour vocation d’accueillir autant les Vernonnais que les touristes.

Le choix qualitatif du béton

Fin 2015, c’est l’agence havraise d’architectes-paysagistes Topo, en liaison avec le bureau d’études techniques normand Viamap, qui remporte l’appel d’offres. « Le premier comité de pilotage s’est déroulé en mars 2016, avec un avant-projet finalisé en juin 2016 et le lancement de la procédure de marché en novembre 2016 », commente Florent Morcamp, paysagiste-concepteur de l’agence Topo. Première réunion de chantier : en janvier 2017.

Maître d’œuvre, l’agence Topo propose de faire des berges, larges d’environ 10 m, un trait d’union entre la ville et le fleuve. Son projet prévoit une voie de circulation mixte (3,50 m de large) courant le long de la berge et soulignée, côté habitations, par une bande structurante en pavés (grès). Des parterres végétalisés, délimités par des lames d’acier Corten, encadrent le cheminement qui s’ouvre régulièrement, côté Seine, sur des aménagements – façon belvédères – avec points de vue avancés sur le fleuve. Du mobilier urbain associant minéral et métal (bancs, chaises, luminaires, porte-vélos) ainsi que le rocher Stone (le « rocher à facettes en béton » emblématique de l’agence Topo) agrémentent l’ensemble.

Recourir au béton décoratif, pour mettre en œuvre le traitement esthétiquement « qualitatif » souhaité par la municipalité, fait rapidement consensus. « À l’agence Topo, poursuit Florent Morcamp, nous voulions utiliser le matériau le plus naturel, le moins chimique, sans colorant, avec le grain le plus fin possible pour le confort des piétons et le moins bruyant au passage des véhicules. »


Phasage

« À l’origine, poursuit Florent Morcamp, le projet englobait l’ensemble des berges de la rive gauche sur une longueur de 5 km. Finalement, les travaux ont été phasés. Pour commencer, il a été décidé de réaliser une première tranche de 900 m. »

Assainissement

Préalablement au chantier confié à Eurovia, d’importants travaux d’assainissement avaient été réalisés sur la rive concernée à l’initiative de la communauté d’agglomération des Portes de l’Eure (CAPE), avec mise en œuvre d’un minitunnelier et remplacement d’anciennes canalisations. « Nous avons pu travailler sur une structure viable », se félicite Alexandre Le Goff, de la société publique locale Normandie Axe-Seine (ex-Senovea), assurant la maîtrise d’ouvrage déléguée. Hugues Beaurin, conducteur de travaux pour Eurovia, confirme ses dires.

Plate-forme support

Les travaux débutent en mars 2017.

Multimodale, capable de permettre la cohabitation « de rollers, de trottinettes, de skate-boards, de gyropodes », avec des « personnes à mobilité réduite (PMR) (mamans avec poussettes ou fauteuils roulants) », la nouvelle « voie verte » se devait également d’être d’une portance suffisante pour permettre le passage des engins de pompiers et pour assurer la desserte des riverains (seuls autorisés à circuler en voiture) et le ramassage des ordures ménagères par benne à raison de « deux fois par semaine ».

« Sur la suggestion d’Eurovia, poursuit Alexandre Le Goff, une couche de forme de 35 cm d’épaisseur a été réalisée pour conforter la portance de la plate-forme support. Près de 1 200 m3 de grave naturelle 0/31.5 ont été utilisés en provenance de la carrière de Chailloué (Orne). Une imprégnation à l’émulsion de bitume et gravillons 4/6 a ensuite été mise en œuvre, avant la pose d’un film de polyane pour éviter la migration de l’eau et le développement de fissures lors de la phase de prise du béton. Puis l’installation d’un ferraillage a précédé le coulage. »


« Béton désactivé de sable » ou G/S inversé

La réalisation de la bande de circulation en béton est sous-traitée à Surfabéton, un applicateur local, basé à Saint-Ouen-de-Thouberville, près de Rouen.

Esthétique, minéral, plus lisse qu’un désactivé traditionnel, produit localement… Le choix s’est porté sur un G/S inversé (« béton désactivé de sable ») produit par la centrale BPE Cemex de Saint-Marcel, près de Vernon, sur la base d’un ciment Calcia.

Sur une plate-forme support de portance PF2 (EV2 compris en 50 et 120 MPa) et pour supporter un trafic estimé T5 (inférieur ou égal à 25 PL/jour), le béton, réglé et compacté, a été coulé sur une épaisseur de 18 cm.

Autre touche « locale » : les granulats utilisés proviennent du site Cemex de Bouafles (Eure), situé à une quinzaine de kilomètres. Avec une particularité propre au pays des impressionnistes : si un seul type de béton est retenu, sa teinte, elle, varie en fonction de la luminosité, si particulière, de la Normandie : « Tirant sur le jaune lorsqu’il fait beau, plus gris lorsqu’il fait sombre », précise Florent Morcamp.

Un coulage à la pompe en trois phases

Au plus fort de l’activité, 25 à 30 ouvriers œuvrent quotidiennement sur le chantier. Le coulage du béton s’effectue en trois phases d’une semaine chacune, en juin, juillet et septembre 2018.

L’accès direct à la zone de coulage étant impossible pour les toupies, la mise en œuvre s’effectue à la pompe. « Le pavage ayant été posé en premier lieu, il a également fait fonction de coffrage », précise Hugues Beaurin, le conducteur de travaux d’Eurovia.

« Pour cette réalisation, près de 700 m3 de béton micro-désactivé de formulation G/S inversé ont été livrés par notre unité de production de Vernon, précise Cemex. Au total, quelque 4 000 m² sont mis en œuvre. »

La configuration des lieux intégrait une pente de 2 % latéralement et de 0,5 % longitudinalement. Celle-ci est préservée afin de permettre l’écoulement des eaux vers le fleuve.

Des joints couleur rouille

Des joints de retrait ont été réalisés tous les 4 mètres. « Sur ce projet, nous avons choisi des joints de dilatation en acier qui, une fois légèrement oxydés et patinés, sont en harmonie avec la couleur rouille du mobilier urbain, dont une partie intègre de l’acier Corten (acier autopatiné à corrosion superficielle forcée). Cela ne se remarque pas forcément, mais c’est le signe de la précision du travail que nous souhaitions apporter à ce projet, se réjouit Florent Morcamp, de l’agence Topo. Cela donne une touche particulière à l’aménagement. » Des mâts d’éclairage et des bornes wifi, qui permettront aux visiteurs de rester connectés, complètent le tableau.

Mettre en œuvre du béton sur des voies circulées dans une zone résidentielle nécessite de prendre certaines précautions. C’était particulièrement le cas pour cette première phase de travaux, qui a concerné une cinquantaine de foyers vernonnais. « De ce point de vue, le chantier s’est très bien passé », confirment tous les intervenants.

Première priorité : maintenir l’accessibilité.

Afin de laisser un accès aux riverains par l’un ou l’autre côté du chantier, les travaux de terrassement ont été organisés en plusieurs phases sur quatre mois.

Deuxième priorité : informer régulièrement les riverains des restrictions de circulation et de leur durée. « Pour Eurovia, la même équipe a été présente d’un bout à l’autre du chantier. Elle s’est même chargée de déplacer les poubelles des résidents pour faciliter les collectes de déchets ménagers, souligne Florent Morcamp. Les responsables ont fait un super boulot de concertation et de médiation avec mailing de présentation, porte-à-porte des élus municipaux, lettres d’information personnalisées régulières, etc. »

Troisième priorité : maîtriser le planning. « Cela aurait pu durer beaucoup plus longtemps. Nous avons fait le maximum pour toujours respecter les plannings. Mais nous avons été aidés. De part et d’autre, il y avait la volonté de faire quelque chose de sympa ! Il y avait une vraie dynamique ! » confirment les différents intervenants.

Des températures caniculaires

Comme classiquement, la météo était l’inconnue du chantier. Contre toute attente dans ce département normand, ce sont les températures caniculaires de l’été 2017 qui ont perturbé le chantier. « Nous avons eu fréquemment des températures supérieures à 30 °C. Et des pointes à 40-45 °C. » Conséquence : une gestion complexe de la cure et des fissures générant quelques désagréments esthétiques, vite rectifiés. « Tout est rentré dans l’ordre », confirme Hugues Beaurin, le conducteur de travaux d’Eurovia. La réception des travaux a eu lieu en janvier 2018. L’agence Topo suivra le parfait achèvement des travaux jusqu’à fin 2019 ainsi que le confortement des plantations jusqu’en 2020.


Un nouveau tronçon de 2,3 km

Samedi 21 avril 2018, à 12 heures. Les élus de Vernon inaugurent la première tranche. Sébastien Lecornu, l’ancien maire de Vernon, désormais membre du gouvernement, et François Ouzilleau, le maire de Vernon, évoquent « un moment de convivialité » sur le thème des moyens de mobilité écologiques. Sur place et pour l’occasion, des ateliers permettent aux Vernonnais de découvrir différents modèles de gyropodes, les transporteurs électriques monoplaces à la mode.

Satisfaite des résultats de ce premier chantier, la municipalité de Vernon a prévu de réaliser, d’ici à 2020, une deuxième tranche sur la rive gauche, depuis « le silo [et] jusqu’à la limite communale », soit un tronçon de 2,3 km de long. Vernon la fluviale a bel et bien redécouvert ses berges de Seine grâce au béton. Et elle y prend goût !   

Principaux intervenants :

Maîtrise d’ouvrage : Ville de Vernon - Maîtrise d’ouvrage déléguée : SPL Normandie Axe-Seine - Maîtrise d’œuvre : Agence Topo, cotraitant VRD : ViaMap - Entreprise : Eurovia (sous-traitant béton : Surfabéton) - Fournisseur du béton : Cemex (Saint-Marcel) - Fournisseur du ciment : Ciments Calcia

Cet article est extrait de Routes n°147 PDF7.42 MoROUTES_N147_web.pdf7.42 MoROUTES_N147_web.pdf7.42 Mo Bétons 0 commentaires Gabarit Article HTML Masquer les liens vers le glossaire Désactivé Alerte email Désactivé Masquer l'Image Désactivé
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Journée Innovation 2019 à l'ESTP

mar, 05/07/2019 - 10:58
Journée Innovation 2019 à l'ESTP a.battistin@sfic.fr 07/05/2019 article-seul

CACHAN. Cimbéton et l'Ecole Française du Béton sont partenaires de la 16ème Journée Innovation de l'Ecole Spéciale des Travaux Publics qui se déroulera le 16 mai prochain.

CIMbéton

Inscription

Durant cette journée aura lieu la présentation des meilleurs projets d’élèves-ingénieurs de l’ESTP Paris (Projets Industriels, d’Entrepreneuriat et de Recherche PIER) et des travaux de Recherche sur la Constructibilité de l’IRC sur les 3 axes de la Constructibilité : Matériaux et systèmes constructifs, Ouvrages durables et Systèmes numériques et urbains.

Dans le Cadre de la chaire Ingénierie des Bétons (IdB), les équipes défendront leurs projets pour obtenir le Prix « Innovation Béton EFB » du meilleur projet béton. Au menu : bétons intelligents, visites virtuelles, biodiversité etc...

Programme
  • 9h 00 -  9 h 30. Accueil
  • 9h 30 - 10 h 30. Première session
  • 10h 30 - 11 h 00. Pause Café – Posters scientifiques
  • 11 h 00 - 12 h 00. Deuxième session
  • 12 h 00 - 12 h 45.
    • Allocution de CIMBéton
    • Remise du Prix Routes de France
    • Remise du Prix Ecole Française du Béton
  • 12 h 45 - 14 h 00. Buffet
  • 14 h 00 -15 h 00. Troisième session
  • 15 h00 -15 h30. Pause Café – Posters
  • 15 h30 -16 h30. Quatrième session

Inscription

  Pratique

ESTP Paris - Campus de Cachan - 28 av du Président Wilson - RDV Bâtiment Louis Vicat / Bâtiment Laplace de 9h à 16h30

Fichier PDF737.2 KoProgramme Journée Innovation ESTP 2019 737.2 KoProgramme Journée Innovation ESTP 2019 737.2 Ko Invitation Développement économique 0 commentaires Gabarit Article HTML Nature du contenu PDF Masquer les liens vers le glossaire Désactivé Alerte email Activé Voir aussi Fondation Ecole Française du Béton (EFB) Batissiel Plus, le concours des territoires intelligents Trophée béton Ecole 2019-2020 : les inscriptions sont ouvertes ! Masquer l'Image Activé
Catégories: Béton

Concours. Béton et biodiversité, une complicité à (faire) fructifier

mar, 04/30/2019 - 13:57
Concours. Béton et biodiversité, une complicité à (faire) fructifier a.battistin@sfic.fr 30/04/2019 article-seul

Le SNBPE et CimBeton lancent un concours d’idées sur le thème de « Béton et biodiversité : une complicité à fructifier ». Ce concours s'adresse aux élèves des IUT et des écoles d’ingénieurs en formation Génie Civil et Bâtiment.

CIMbéton Contexte

Les inventaires écologiques révèlent un déclin et une érosion accélérés de la biodiversité, une dégradation des milieux naturels, une destruction des continuités écologiques et une fragilisation des écosystèmes depuis plusieurs décennies…

Biodiversité et climat agissent l’un sur l’autre. L’enjeu biodiversité est désormais reconnu aussi important pour l’avenir que l’enjeu climatique. La préservation et la restauration de la biodiversité constitue donc aujourd’hui un défi sociétal majeur à relever.

Il convient d’adopter une attitude offensive, de création de richesse biologique et de profiter des projets de planification urbaine et d’aménagement du territoire pour dessiner un maillage écologique pérenne, en mettant en œuvre une véritable approche systémique des aménagements en symbiose avec la nature. Chaque citoyen doit agir pour trouver des solutions innovantes.

Les solutions constructives en béton permettent de rétablir les continuités écologiques en site fluvial, restaurer les écosystèmes, lutter contre la fragmentation des territoires; préserver la biodiversité en site maritime, améliorer le confort et le cadre de vie en site urbain et limiter l’empreinte environnementale des constructions et des infrastructures…il faut les faire fructifier en développant de nouvelles solutions encore plus vertueuses.

Règlement

Les élèves devront composer des groupes de 4 à 6 personnes et soumettre un dossier répondant au thème proposé.
Tous les moyens et techniques de communication pourront être utilisés pour présenter le dossier : exposé, photo, vidéo, dessin, images de synthèse, pièce de théâtre…

Les dossiers pourront au choix :

  • dresser un panorama des solutions constructives à base de béton au service de la Biodiversité
  • imaginer des solutions innovantes et réalistes qui pourraient être développées au cours des prochaines décennies pour sauver et développer la Biodiversité

Dans les 2 cas, les dossiers devront mettre en lumière les dimensions environnementales et sociétales des apports du ciment et du béton dans une logique d’économie circulaire et d’innovation.

Les candidats devront faire preuve d’imagination tout en se basant sur un socle technique réaliste et crédible.

Le jury

Un Jury composé de professionnels adhérents au SNBPE, de CIMbéton et de professionnels de l’enseignement du Génie Civil attribueront les prix.
Il s’attachera à noter l’inventivité dont feront preuve les candidats.

Les prix

Le groupe lauréat se verra attribuer les prix suivants :

  • Publication du dossier complet dans les numéros de «info BPE et Pompage»
  • Présentation du projet devant des professionnels de la construction à l’occasion du colloque «Le Pont» à Toulouse en Octobre 2019
  • Des chèques cadeaux d’une valeur totale de 1500€ à partager entre les membres du groupe.
Fichier PDF5.97 MoRèglement du concours Béton et biodiversité5.97 MoRèglement du concours Béton et biodiversité5.97 Mo Programme Biodiversité Génie civil 0 commentaires Gabarit Article HTML Masquer les liens vers le glossaire Désactivé Alerte email Désactivé Voir aussi Béton et biodiversité, une complicité à découvrir Le béton, comme un poisson dans l’eau Les solutions béton au service de la croissance verte Masquer l'Image Activé
Catégories: Béton

Routes n°147

mar, 04/23/2019 - 09:51
Routes n°147 alexandre.guillemin 23/04/2019 article-seul PDF7.42 MoTélécharger7.42 MoTélécharger7.42 Mo

Comme il est de plus en plus difficile d’exploiter de nouvelles carrières de granulats, les rebuts de construction comme les bétons issus des chantiers de déconstruction sont deux ressources potentielles de granulats pour le secteur de la construction.  

CIMbéton Résumé

80 % des bétons de déconstruction déjà valorisés L’engagement constant de la fi lière béton a fait évoluer le contexte normatif aboutissant aux normes granulats NF EN 12620 et NF P18-545, qui spécifi ent les caractéristiques et les propriétés des granulats recyclés, et à la norme béton NF EN 206-1/CN, qui autorise l’utilisation de granulats recyclés pour la fabrication de bétons (aujourd’hui jusqu'à 20 %). Cela a engendré plusieurs débouchés pour les bétons issus de la déconstruction des ouvrages et bâtiments.

Sommaire
  1. BLANZAY-BRUX (86) : Un retraitement au LHR « zéro déchet » pour la RD7
  2. LYON (69) : Du béton 100 % à base de granulats de béton recyclé pour le Champ de la Confluence
  3. VERNON (27) : Un béton désactivé de sable pour redécouvrir le charme des rives de la Seine
  4. RENNES (35) : Un retraitement en place au LHR en voirie urbaine polluée aux HAP, qui préserve l’environnement
Route 0 commentaires 24/04/2019 Gabarit Article-fiche n°147 Nature du contenu PDF Publications Routes Masquer les liens vers le glossaire Désactivé Alerte email Désactivé Voir aussi Routes n°146 Routes n°145 Routes n°144 Masquer l'Image Désactivé
Catégories: Béton

T50. Voiries et aménagements urbains en béton (Tome 1) - Conception et dimensionnement

sam, 04/20/2019 - 11:45
T50. Voiries et aménagements urbains en béton (Tome 1) - Conception et dimensionnement infociments 20/04/2019 article-seul PDF10.73 MoTélécharger10.73 MoTélécharger10.73 Mo

Ce guide a été élaboré pour prendre en compte les règles les plus récentes en matière de conception et de dimensionnement des chaussées, définies en particulier dans les normes NF P 98 086, NF P 98 170 et NF EN 206/CN et s'harmoniser avec le guide de dimensionnement des chaussées à faible trafic édité par l’IDRRIM en 2019. Les maîtres d’oeuvre et des bureaux d’études trouveront dans cet ouvrage, tous les renseignements dont ils ont besoin pour concevoir, dimensionner et évaluer leurs projets de voiries et d’aménagements urbains en béton.

 

CIMbéton Résumé

Cette nouvelle version, à l’instar de celle de 2009, a pour objectif de réunir l’ensemble des renseignements nécessaires aux praticiens afin de leur épargner de multiples et laborieuses recherches dans des ouvrages disparates.

Mais, pour réaliser un tel ouvrage, apte à répondre aux besoins et aux souhaits d’une large gamme d’utilisateurs, nous avons été amenés à nous écarter des sentiers traditionnels et à mettre l’accent sur les schémas et les illustrations, les données concrètes, les conseils pratiques, les tableaux de valeurs chiffrées etc... Ainsi conçu, ce guide est beaucoup plus qu’un aide-mémoire. Il est aussi tout autre chose qu’une mosaïque de monographies. Il sera constamment à la disposition du maître d’oeuvre et des bureaux d’études qui pourront s’en servir pour étudier un dossier, préparer leurs documents ou organiser une réunion de travail. Ils trouveront dans cet ouvrage, tous les renseignements dont ils auront besoin pour concevoir, dimensionner et évaluer les projets de voiries et d’aménagements urbains en béton.

Sommaire 
  1. Généralités sur le fonctionnement des chaussées
  2. Caractéristiques générales des chaussées
  3. Critères de choix des structures de chaussées
  4. Conception des voiries et aménagements urbains en béton
  5. Dimensionnement des voiries et aménagements urbains en béton
  6. Exemple de dimensionnement
  7. Les atouts de la solution béton
  8. Principales applications : fiches techniques
    • Les voiries urbaines en béton
    • Les aménagements piétonniers en béton
    • Les voies réservées aux bus
    • Les pistes cyclables en béton
    • Les voiries rurales en béton
Pratique
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Documentation technique Voiries urbaines Liants hydrauliques routiers 0 commentaires Gabarit Article-fiche Publications Collection technique Masquer les liens vers le glossaire Désactivé Alerte email Activé Voir aussi T51. Voiries et aménagements urbains en béton (Tome 2) T52. Voiries et aménagements urbains en béton. CCTP Type, bordereau de prix unitaire (BPU), détail estimatif (DE) T53. Espaces urbains en béton désactivé - Conception et réalisation Masquer l'Image Désactivé
Catégories: Béton

La Filière Béton souhaite s’associer au projet collectif de reconstruction de Notre-Dame de Paris

ven, 04/19/2019 - 17:14
La Filière Béton souhaite s’associer au projet collectif de reconstruction de Notre-Dame de Paris a.battistin@sfic.fr 19/04/2019 article-seul

Les acteurs de la filière béton se tiennent prêts à apporter leurs compétences, leurs solutions constructives à la formidable dynamique nationale de reconstruction d’un lieu emblématique du génie, de l’histoire et du savoir-faire des compagnons bâtisseurs de cathédrales.

SFIC Reconstruire dans un délai de 5 ans

Les contraintes, liées à un délai de réalisation de 5 ans génèrent des défis techniques majeurs. L’adéquation du matériau béton, à la fois ancien dans ses usages et futuriste dans ses évolutions récentes, peut répondre aux exigences de durabilité, de non combustibilité et de légèreté potentielle de la structure dans le cadre de la reconstruction de Notre-Dame, lieu de vie autant que monument historique de renommée internationale.

Mécénat de compétences et don de matériaux ciment et béton

Dans sa volonté de participer au projet collectif exceptionnel de rebâtir Notre-Dame, la Filière Béton souhaite s’engager fortement pour accompagner la reconstruction de la charpente et de la flèche. De nombreuses entreprises de la filière ont déjà manifesté leur intention d’apporter un mécénat de compétences et d’offrir les matériaux qui vont permettre la réalisation des ouvrages si les choix architecturaux sont orientés vers le matériau
béton.

L’évolution des connaissances fait du béton actuel le matériau de tous les possibles pour le futur

Alors qu’il s’agit de restaurer la cathédrale en respectant son architecture, une solution technique et pérenne faisant appel à des bétons innovants, formulés à partir de ciments de nouvelle génération, donnerait la possibilité de reconstruire la charpente dans des délais courts. Celle-ci, bâtie selon les dernières avancées technologiques du béton, serait invisible et rendrait ainsi à Notre-Dame toute son identité.

De tout temps, les compagnons et les architectes ont su innover pour créer, conserver, sublimer le patrimoine de l’Humanité. Aujourd’hui, en tenant compte des enjeux sociétaux, la filière béton propose de poursuivre leur oeuvre et d’écrire une nouvelle page de l’histoire de la vie de la cathédrale.

À propos de La Filière Béton

La Filière Béton rassemble tous les acteurs de cette industrie, de l’extraction aux produits : la Fédération de l’industrie du béton (FIB), le Syndicat français de l’industrie cimentière (SFIC), le Syndicat national du béton prêt à l’emploi (SNBPE), l’Union nationale des industries de carrières et matériaux de construction (UNICEM) et l’Union nationale des producteurs des granulats (UNPG). Au regard des attentes des Français et des enjeux en matière de construction, ces syndicats se sont mis en ordre de marche pour proposer d’une seule et même voix les solutions de la Filière Béton à même de relever ces défis.

Brève Villes et territoires 0 commentaires Gabarit Article HTML Nature du contenu PDF Masquer les liens vers le glossaire Activé Alerte email Désactivé Voir aussi La Filière Béton Eglise de l’Anastasis et centre paroissial La nouvelle église Saint-Jean XXIII Masquer l'Image Activé
Catégories: Béton

Conférence. Christian de Portzamparc

jeu, 04/18/2019 - 17:25
Conférence. Christian de Portzamparc a.battistin@sfic.fr 18/04/2019 article-seul

PARIS. 6 juin. Bétocib, CIMbéton et la fondation EFB invitent Christian de Portzamparc, architecte et prix Pritzker d'architecture a témoigner de son expérience dans le cadre du Trophée béton.

CIMbéton

Pour participer à cette conférence, merci de vous inscrire

 

Pratique

 

  • RDV Jeudi 6 juin 2019 à 19h à la Maison de l’architecture en Île-de-France, 148, rue du Faubourg Saint–Martin, 75010 Paris.
  • Entrée libre

 

    Invitation Villes et territoires 0 commentaires Gabarit Article HTML Masquer les liens vers le glossaire Activé Alerte email Activé Voir aussi Trophée béton Ecole 2019-2020 : les inscriptions sont ouvertes ! 2e édition du Trophée béton Pro : inscrivez vos projets ! Trophée béton Ecole 2018-2019 : le palmarès Masquer l'Image Désactivé
    Catégories: Béton

    Lignes haute tension : quand les autocompactants préservent le paysage

    lun, 04/15/2019 - 17:31
    Lignes haute tension : quand les autocompactants préservent le paysage alexandre.guillemin 15/04/2019 article-seul

    L’enfouissement des lignes d’électricité haute tension est une revendication environnementale désormais incontournable. Mais en plus du coût, dix fois plus important que celui d’une ligne aérienne, il se heurte à des obstacles techniques que de nouveaux mortiers autocompactants liquides sont en train de lever. Exemple dans les Landes.

    CIMbéton

    Familières dans le paysage français du siècle passé, les lignes aériennes haute tension n’y sont plus les bienvenues. Composantes principales du réseau de transport d’électricité hexagonal, elles restent cependant indispensables pour acheminer l’électricité en minimisant les pertes sur de très grandes distances.

    Face aux nombreuses critiques (impact sur les paysages, conséquences sur la faune, nuisances sonores ou électromagnétiques), la solution serait de les enterrer partout où cela est possible ou justifié. En Europe, des pays comme l’Allemagne s’y astreignent depuis longtemps déjà, avec une législation contraignante.

    Au-delà du surcoût évident (investissement multiplié par 10), les principaux freins à l’enfouissement sont techniques : limitation de la longueur des câbles (principalement pour le courant alternatif), problèmes de sécurité et de maintenance, impact sur le sol et le sous-sol. Cependant, prenant en compte les critiques et les préoccupations environnementales, RTE (Réseau de Transport d’Électricité), qui depuis 2000 gère les lignes haute tension (63 000 et 90 000 volts) et très haute tension (225 000 et 400 000 volts), s’est engagé à enfouir 20 % de ces nouvelles lignes haute tension.

    Qui dit enfouissement, dit tranchée. Se pose alors inévitablement le problème du remblai. Malgré l’existence de règles de l’art bien définies, décrites dans la norme NF P 98-331 et dans le guide technique SETRA-LCPC Remblayage des tranchées et réfection des chaussées (mai 1994), les tranchées remblayées classiquement présentent, en proportion importante, une défaillance de comportement liée essentiellement à une insuffisance de compactage lors de leur remblayage. Les matériaux autocompactants, qui se mettent en place naturellement dans les tranchées, permettent de pallier ces difficultés. Ils assurent en quelques heures une portance suffisante autorisant une remise en circulation rapide et présentent à long terme des résistances mécaniques suffisantes mais volontairement limitées pour permettre, en cas de besoin, une réexcavation facile de ces tranchées.

    Évolutions significatives

    Depuis leur apparition en France au début des années 1990, les matériaux autocompactants – mélange de granulats, de ciment en faible quantité (inférieure ou égale à
    100 kg/m³), d’eau et d’adjuvants – essorables ou non essorables connaissent des évolutions significatives. Les plus récentes tendent à faciliter le recours à l’enfouissement pour le transport électrique, en le rendant plus rapide, tout en maintenant un très haut niveau de sécurité notamment dans le domaine de la résistivité thermique (performance d’isolation). En effet, il est inenvisageable d’enfouir de la haute tension si l’on fait courir le moindre risque aux usagers, à l’environnement et aux installations.

    Exemple très significatif : le chantier réalisé par la société SPAC en collaboration avec Cemex qui s’est déroulé dans les Landes (entre Parentis-en-Born et Ychoux), l’an dernier. Le choix de ce département n’est pas le fruit du hasard. En 1999 et 2009, la région a été durement frappée par les tempêtes, qui ont endommagé le réseau aérien, privant durablement les habitants d’électricité. D’où la décision de passer désormais par la voie souterraine.

    Concrètement, il s’agissait d’enfouir des câbles électriques de 63 000 volts, glissés dans un fourreau et déposés dans une tranchée, conformément aux prescriptions de RTE. Particularité : un terrain difficile, constitué d’une terre sablonneuse et de qualité médiocre.

    L’occasion de réaliser « une première » dans ce domaine. « Nous avons testé un remblai liquide, explique Mohamed Jabri, chef du chantier de SPAC. Un test couronné de succès, qualifié à juste titre de “ réussite “ par les participants au chantier. Pour offrir une meilleure résistance et protéger les câbles, Cemex a en effet conçu un produit baptisé CXB RBL RLS ou “ mortier de remblais autocompactants spécifiques non essorables “. « Ce remblai liquide répond à une demande spécifique de résistivité thermique formulée par notre client », indique Catherine Pecqueux, technico-commerciale Cemex sur le secteur Bassin Nord Landes. Dans le cas précis, le CXB RBL RLS a été formulé spécifiquement à 100 kg/m³ de ciment pour répondre aux attentes du client qui visait une résistivité thermique de 1 K.m/W.

    Une rotation toutes les 20 minutes

    Premier avantage : ce produit liquide enrobe parfaitement les fourreaux, en respectant toutes les normes qui s’imposent aux tranchées de câbles haute tension (notamment le Cahier des charges général-Liaisons souterraines pour tout ouvrage de liaison souterraine HTB – haute tension B, soit plus de 50 kV en courant alternatif ou 75 kV en courant continu – du Réseau public de transport (RPT) d’électricité). Autre atout, son coût est moins élevé qu’un mortier « traditionnel » et il permet de rétablir plus rapidement la voirie. En revanche, sa pose exige qu’il n’y ait pas d’interruption au moment où le remblai liquide est déposé. « Pour répondre à cette contrainte technique, Cemex a doublé le nombre de ses camions afin de mettre en place une rotation toutes les 20 minutes », précise Mohamed Jabri, de SPAC.

    « L’un des avantages, c’est la rapidité d’exécution. Le mortier glisse en dessous et au-dessus du fourreau de manière uniforme, ce qui évite un blindage et un remblai traditionnel. Aussi, on peut couler en même temps que l’on pose le fourreau. Grâce à cette technique, on avance de 600 mètres par jour, contre 200 habituellement », poursuit le chef de chantier.

    Au total, sur les 12 km de chantier, 2 000 m3 de ce remblai liquide ont été coulés, soit 140 m3 par jour.

     

    Principaux intervenants : 

    Maîtrise d’ouvrage : Réseau de Transport d'Électricité RTE - Maîtrise d’œuvre : Réseau de Transport d'Électricité RTE - Entreprise : SPAC - Fournisseur du béton : Cemex - Fournisseur du ciment : Ciments Calcia

    Cet article est extrait de Routes n°132 PDF4.3 MoTélécharger4.3 MoTélécharger4.3 Mo Routes départementales et communales Routes nationales et autoroutes 0 commentaires Gabarit Article HTML Masquer les liens vers le glossaire Désactivé Alerte email Activé Voir aussi Quartier de Velotte, retour sur une aire de détente au succès « béton » Des berges réaménagées grâce au béton décoratif Routes n°132 Masquer l'Image Désactivé
    Catégories: Béton

    Quartier de Velotte, retour sur une aire de détente au succès « béton »

    lun, 04/15/2019 - 17:16
    Quartier de Velotte, retour sur une aire de détente au succès « béton » alexandre.guillemin 15/04/2019 article-seul

    Niché dans le sud de Besançon, au bord du Doubs, le quartier de Velotte est le plus petit quartier de l’agglomération, avec moins de 2 500 habitants. Transition entre la ville et la campagne, il a été doté d’un square de proximité, immédiatement adopté par de très nombreux Bisontins, intégrant une aire de jeux et de détente, dont les allées en béton décoratif ont été primées en 2013.

    CIMbéton

    Jusqu’en 1950, Velotte était un village avant d’être finalement rattaché à la commune de Besançon. Il en a gardé un caractère périurbain et champêtre, très apprécié de ses habitants. Peu de grands bâtiments, beaucoup de résidences individuelles. Ici, la tradition veut que les façades soient ornées de statuettes de la Vierge ou des anges. Les équipements collectifs sont peu nombreux, mis à part le stade Henri-Joran, construit en 1980, et une maison de quartier inaugurée en 2004.

    C’est dans ce cadre bucolique qu’Holcim (France) - Région Centre Est a livré il y a deux ans un chantier de béton décoratif (Articimo®) qui a été primé par le Syndicat national du béton prêt à l’emploi, à l’occasion du concours « Bétons d’aménagement et décoratifs 2013 ».

    « A l’origine, le Conseil consultatif des habitants du quartier avait demandé qu’une aire de jeux pour enfants soit aménagée, raconte André Racine, ingénieur territorial à la mairie de Besançon, chef de projet. Partant de là, nous avons recherché dans le quartier les terrains disponibles, propriété de la commune… Il s’est avéré que la seule possibilité était au bord du Doubs, sur une réserve foncière située chemin des Journaux. Le terrain était inconstructible en raison de risques d’inondations. »

    Des experts et des professionnels du savoir-faire en bétons décoratifs.

    En bordure de route et de la rivière, l’ancienne friche agricole a la particularité de jouxter une voie modes doux (« véloroute »), très fréquentée par les Bisontins adeptes de balades, à pied, en rollers ou à bicyclette.

    « Sur cet aménagement, nous avons travaillé en binôme avec Philippe Primot, dessinateur-projeteur au service, poursuit André Racine. Nous avons organisé les lieux, défini des allées, l’aire de jeux. Les élus ont par ailleurs voulu donner une certaine importance à ce square pour qu’il ait une attractivité au-delà de Besançon. Le service a donc greffé un espace fitness et un coin pique-nique abrité. Nous avons ainsi complété la demande initiale afin d’avoir une offre un peu plus importante en termes d’équipements pour les randonneurs mais aussi les coureurs à pied, les pratiquants de rollers ou les simples promeneurs. »

    Le service Espaces verts de la ville de Besançon confie ce nouveau chantier à Holcim Bétons (France) - Région Centre Est qui intervient avec Val de Saône Paysage, une entreprise située à Soirans (Côte-d’Or). La société est membre du réseau des Créateurs de sols béton, qualifié par Holcim, qui rassemble des experts et des professionnels du savoir-faire en bétons décoratifs. Val de Saône Paysage a ainsi réalisé les allées qui assurent la liaison entre les différentes zones de détente.

    « Après plusieurs propositions, via des échantillons, le choix s’est fixé sur un béton stabilisé de la gamme Articimo®, explique-t-on chez Holcim Bétons (France). Ce dernier offre un mariage réussi avec les autres matériaux présents sur le complexe. Il ne présente aucune rugosité et est ainsi moins dangereux pour des enfants, amenés à jouer sur tout l’espace. L’aspect “sable” du béton Articimo® stabilisé est obtenu par micro-désactivation de la surface, laissant apparaître les éléments fins. »

    Un haut niveau de finition

    A la mairie de Besançon, on reconnaît la qualité de ce « béton inversé », présentant « la finesse d’un sable stabilisé, la dureté et la durabilité d’un béton ». Granulométrie : 0/8, armé de fibres synthétiques, dosé à 350 kg/m³ de ciment Portland et traité à l’adjuvant teinté avec un colorant type chromofibre. Coloris : ton pierre. « Il offre un grain très fin, avec un haut niveau de finition, sensible au niveau du toucher, ce qui change un peu du béton désactivé avec une granulométrie 6/10 ou 8/12 que nous utilisions jusqu’à présent. Il s’agit d’un béton avec une formulation très forte en sable assez grossier, avec un liant hydraulique, que l’on applique sur une épaisseur d’une quinzaine de centimètres. Ensuite, on désactive la surface, puis on enlève la laitance. Il faut travailler finement, cela demande une extrême précision. »

    Le chantier a duré trois mois et près de deux semaines ont été nécessaires pour couler le béton. Entre 60 et 80 m3 de béton décoratif ont été déposés sur le chemin piétonnier de 400 m2. « L’intérêt était aussi d’avoir une traversée possible entre le chemin des Journaux et la “véloroute” située au bord du Doubs. Deux voies parallèles, avec le square entre les deux, sur une centaine de mètres de profondeur. Une allée traversante permet donc d’aller de l’une à l’autre. Nous l’avons souhaitée simple avec des formes en dominos décalés. Nous sommes en pays calcaire, nous utilisons donc des granulats locaux, sur des trames calcaires claires, couplés avec un platelage en bois et des pavés avec un grain légèrement granité. Ces trois matériaux se marient bien, avec une belle unité de ton, tout en apportant des rugosités différentes. »

    Au total, l’emprise foncière dispose d’une superficie de 2 800 m². « Dès le départ, nous avions conçu l’ensemble comme un projet global avec les différents équipements et nous avons procédé par phase sur deux exercices budgétaires, précise André Racine. Après avoir construit une première aire de jeux pour enfants de 2 à 6 ans, réalisée en 2011-2012, la ville de Besançon a décidé d’en construire une seconde pour les plus grands, des enfants âgés de 6 à 14 ans. » De même, l’espace fitness a rencontré un grand succès. « C’était le premier dans la ville. Il a été complété un an plus tard, vu la fréquentation. Les tables de pique-nique permettent aux familles d’occuper les lieux dans le cadre d’une promenade ou en prévision d’un goûter. »

    Mention spéciale pour le décor du béton

    Le 20 novembre 2013 à Paris, dans le cadre du concours national « Bétons d’aménagement et décoratifs », l’aire de jeux et de fitness de Velotte a obtenu le « prix des aménagements socio-éducatifs et de loisirs, mention spéciale pour le décor du béton ».

    « Deux ans plus tard, le bilan est à la hauteur de la demande à l’origine de ce site, au bénéfice de la jeunesse et des familles dans un quartier en renouvellement. Ceci  tant du point de vue de la fréquentation que de l’aménagement », indique la mairie.   

     

    Principaux intervenants

    Maîtrise d’ouvrage : Ville de Besançon - Maîtrise d’œuvre : Ville de Besançon - Réalisation des bétons décoratifs : Val de Saône Paysage - Fournisseur du béton : Holcim Bétons - Fournisseur du ciment : Holcim

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    Catégories: Béton

    Des berges réaménagées grâce au béton décoratif

    lun, 04/15/2019 - 17:03
    Des berges réaménagées grâce au béton décoratif alexandre.guillemin 15/04/2019 article-seul

    Achevé en avril 2014, le réaménagement de la rive droite de l’Allier à Vichy fait la part belle aux bétons décoratifs de la gamme Stylperf (Béton Vicat). Une opération exemplaire de valorisation urbaine et de développement durable qui préfigure le futur de la cité thermale.

    CIMbéton

    La belle endormie s’est réveillée et elle a redécouvert son fleuve, l’Allier. Tel pourrait être l’épilogue du conte de fées – en version urbaine – que la célèbre ville d’eaux est en train de vivre. Paradoxalement, en effet, Vichy semblait avoir oublié son meilleur… Allier ! Parmi les derniers fleuves sauvages d’Europe, il constitue pour l’agglomération une richesse écologique et environnementale de première importance.

    Consacrée « reine des villes d’eaux » sous le second Empire, la ville a réagi au déclin du thermalisme dans les années 1960 en se modernisant et en se tournant vers le sport. A la fin des années 1980, un plan de relance thermal a été adopté. Et désormais la cité mise sur son patrimoine architectural et naturel. L’Allier se retrouve au cœur des enjeux qui sont de « développer le tourisme », « d’enrichir la qualité de vie » tout en réduisant les risques d’inondation et en confortant le corridor écologique que constitue le cours d’eau. Lançant le signal de la reconquête et de l’embellissement des berges, une première série de travaux avait déjà eu lieu au nord de la Rotonde, le restaurant emblématique de Vichy, sur les berges, boulevard de Lattre-de-Tassigny.

    Dans cette nouvelle tranche, 1 500 m de rives étaient concernées au cœur de Vichy, entre la Rotonde et la plage des Célestins (à proximité de la fameuse source du même nom), au sud, de part et d’autre du pont de Bellerive. Soit le long des deux grands espaces verts de la ville, le parc Napoléon III et le parc Kennedy (13 hectares au total). « L’idée maîtresse est de rapprocher les Vichyssois de leur rivière », résumait Frédéric Aguilera, adjoint aux travaux, dans la presse locale. En plus de l’aménagement des berges, le chantier avait pour objectif le renforcement des connexions avec les parcs et la ville, en privilégiant les « mobilités douces ».

    Dynamisation des activités

    Début 2013, les travaux ont débuté par une stabilisation de 800 m de rives, dans les zones d’enrochement, en amont (jusqu’au restaurant Tahiti Plage) et en aval du pont de Bellerive. Les berges confortées ont été agrémentées par l’implantation d’herbacées semi-humides : iris des marais, reine des prés, menthe, laîche... But : obtenir une couverture végétale dominante à 60 cm de hauteur, avec des essences pouvant ponctuellement atteindre le mètre.

    Pour permettre une continuité piétonne jusqu’aux zones précédemment réaménagées, le parking de la Rotonde et la base d’embarquement situés à proximité ont été remodelés et certains passages modifiés. Exemple : sur le quai d’Allier, à l’entrée du parc Napoléon III, le trottoir a été élargi, avec un accès plus ouvert pour permettre de rejoindre les berges.

    La ville de Vichy ayant obtenu le transfert de la gestion des rives, exercée précédemment par l’État, elle a accompagné les travaux d’une dynamisation des activités commerciales et de loisirs. Ainsi, la plage des Célestins est devenue un « secteur d’animations permanentes », et non plus seulement en période estivale, avec des activités de loisirs, des jeux d’eau, un terrain de basket…

    90 % de la surface est en béton décoratif

    Esthétiquement, la réalisation est très réussie. Inspirateur du projet architectural, le cabinet Axe Saône a souhaité placer symboliquement le chantier sous la puissance tutélaire du cours d’eau, en choisissant comme thème allégorique le « débordement du fleuve ». Tous les matériaux retenus y font référence. Ainsi, l’aspect du béton désactivé a été choisi pour rappeler le mélange de sable et d’alluvions que dépose l’Allier lorsqu’il est en crue… Béton Vicat a ainsi assuré la conception, la production et la livraison de 1 600 m3 de béton décoratif de sa gamme Stylperf. Un choix guidé par « l’esthétique » et la « durabilité ». Il a été formulé à partir de granulats provenant de la Dore, un affluent de l’Allier. « Cela donne un résultat très naturel, commente Didier Ast, directeur de la zone Centre-Ouest Béton Vicat. Environ 90 % de la surface est en béton décoratif, avec quelques surfaces en bois et du stabilisé. »

    « Le projet devait recevoir l’aval de l’Architecte des Bâtiments de France (ABF), poursuit-il. Dans ce but, plusieurs options ont été privilégiées : utilisation de matériaux bruts et d’origine locale, choix d’une teinte claire pour le béton, absence d’effets de calepinage, planimétrie… »

    Proximité

    Sols Loire Auvergne (membre du SPECBEA) a assuré la mise en œuvre des bétons désactivés en respectant les souhaits du maître d’œuvre et conformément aux préconisations d’usage : réglage à la règle de maçon, talochage et lissage soignés de la surface, application du désactivant, lavage haute pression…

    La proximité a été privilégiée. « Après des tests d’aspect et de performance, les bétons décoratifs ont été fabriqués à moins de 5 kilomètres du chantier, indique encore Didier Ast. Les sables et granulats ont été extraits de carrières situées dans un périmètre de 40 kilomètres : sables alluvionnaires provenant des Martres-d’Artière (Puy-de-Dôme), granulats alluvionnaires de la Dore provenant de la Sablière Les Robins à Orléat (Puy-de-Dôme). La granulométrie (4/8) a été choisie spécialement pour le confort de roulement et les bonnes propriétés d’adhérence. »

    Particularité du chantier : circonscrit sur la rive droite de l’Allier, il a duré plus de neuf mois, ce qui n’est pas anodin pour du béton désactivé. « Le maintien d’une homogénéité des rendus de surface sur de longs linéaires a fait l’objet d’une vigilance toute particulière, souligne Luc Sanchez, chef de marché régional Bétons spéciaux. Il s’agissait de livrer une formule stable en consistance, en teinte et en montée en résistance. » Dans ce but, Sigma Béton a réalisé des auto-contrôles réguliers. Un défi relevé avec succès. « Les solutions mises en place ont donné satisfaction à la maîtrise d’ouvrage et aux usagers. Le projet a été livré dans les temps. Et un aménagement comparable est à l’étude sur la rive gauche de l’Allier. »

    La logique est effectivement de poursuivre la métamorphose. Car cette intervention préfigure un grand projet, qui transformera la physionomie de la cité thermale à l’horizon de 15 à 20 ans, plus au nord, au-delà de la Rotonde : la création d’un éco-quartier dans la zone de l’actuel stade Darragon avec l’aménagement d’une vaste esplanade paysagère, la création d’un « observatoire des poissons migrateurs » et même d’un « parc naturel urbain ». Une révolution citadine où le béton jouera, une nouvelle fois, les premiers rôles.

     

    Principaux intervenants :

    Maîtrise d’ouvrage : Ville de Vichy - Maîtrise d’œuvre : Axe Saône - Entreprise : Segex - Réalisation des bétons décoratifs : Sols Loire Auvergne - Fournisseur du béton : Béton Vicat (gamme Stylperf) - Fournisseurs du ciment : Ciment Vicat, Lafarge Ciment 

    Cet article est extrait de Routes n°132 PDF4.3 MoTélécharger4.3 MoTélécharger4.3 Mo Aménagements urbains 0 commentaires Gabarit Article HTML Masquer les liens vers le glossaire Désactivé Alerte email Activé Voir aussi Des berges réaménagées grâce au béton décoratif Lignes haute tension : quand les autocompactants préservent le paysage Une minéralisation de terre-plein central au service de la sécurité des usagers de l’autoroute A47 Masquer l'Image Désactivé
    Catégories: Béton

    Accueil périscolaire et restaurant scolaire

    lun, 04/15/2019 - 11:55
    Accueil périscolaire et restaurant scolaire alexandre.guillemin 15/04/2019 article-seul

    L’édifice conçu par Lionel Debs Architectures offre un nouvel équipement au service des enfants du groupe scolaire voisin.

    CIMbéton

    Pour éviter aux enfants de l’école Roger Balan de devoir traverser la ville afin de rejoindre les locaux des activités périscolaires et la cantine, la ville de Saint-Marcel, voisine de Chalon-sur-Saône, a fait construire un nouvel équipement destiné à remédier à cette situation. Ce nouvel édifice abrite deux ateliers pour l’accueil périscolaire et un restaurant scolaire destinés aux enfants de maternelle et d’élémentaire de l’école Roger Balan située en face, de l’autre côté de la rue de Breuil. 

    Laisser pénétrer l’extérieur à l’intérieur

    « Le site offre un grand paysage verdoyant composé d’herbes sauvages et d’espaces boisés, ouvrant de belles perspectives sur un environnement naturel agréable et apaisant. Notre parti architectural et paysager nous a conduits à concevoir un projet qui laisse pénétrer les espaces extérieurs à l’intérieur du bâtiment. Le périscolaire, orienté à l’ouest, se tourne au calme vers les grands espaces sauvages non constructibles. Le restaurant scolaire regarde vers l’est, ce qui permet son ouverture sur les espaces de loisirs communaux.

    L’intérieur est dimensionné de sorte à pouvoir assurer une flexibilité d’usage au bâtiment et à la collectivité »

    précise Lionel Debs, l’architecte lauréat de la consultation lancée par la ville.

    Une architecture de béton aux lignes pures

    Une écriture aux lignes pures, minimales et orthogonales dessine les façades qui composent la volumétrie générale de cet édifice en béton gris clair laissé brut de décoffrage. Le calepinage des joints d’arrêt de coulage, des panneaux de coffrage et des écarteurs de banche ponctue et anime le parement brut tout en soulignant le dessin des façades et leur enchaînement. Côté rue, le volume se creuse et le débordement de toiture qui en résulte marque la présence de l’entrée.
    De la même façon, au niveau de la salle de restaurant et des deux ateliers, des débords de toiture aménagent des lieux extérieurs à l’abri des intempéries. À l’inverse, en été, ces mêmes avancées de toiture protègent les grandes baies vitrées du rayonnement solaire direct et évitent ainsi tout risque de surchauffe dans les salles.

    Le béton brut des murs séparatifs, la présence de la lumière naturelle, le bois de mélèze des menuiseries ou des rangements, les larges vues sur l’extérieur caractérisent l’ambiance intérieure. L’ensemble du bâtiment est construit en béton coulé en place. Les façades sont des doubles murs isolés en béton, constitués d’un voile extérieur de 20 cm, d’un isolant de 20 cm et d’un voile intérieur de 20 cm. La toiture-terrasse est isolée par l’extérieur. 

    Le projet répond à la RT 2012. Lors de la mise en œuvre de la dalle de couverture, une réservation dans le coffrage permet de réaliser dans le plafond en béton un léger décaissé où sont intégrés les panneaux acoustiques en fibre de bois.

    Principaux Intervenants  Reportage photos : Philippe Ruault

    Maître d’ouvrage : ville de Saint-Marcel – Maître d’œuvre : LDA – Lionel Debs Architectures, architecte mandataire – Bureaux d’études TCE : 3iA – Artiste : Sabine Marcelis (œuvre miroir colorée dans hall d’accueil) – Entreprise gros œuvre : Dbtp – Surface : 550 m2 SP – Coût : 1,1 M€ HT – Programme : deux ateliers pour un accueil périscolaire, un restaurant scolaire.

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    Catégories: Béton

    157 logements résidence reflets 2 vies

    lun, 04/15/2019 - 11:41
    157 logements résidence reflets 2 vies alexandre.guillemin 15/04/2019 article-seul

    Aux abords de la gare de Lyon-Perrache, une pièce urbaine en béton matricé lasuré assure la transition avec le nouveau quartier de la Confluence.

    CIMbéton

    Le projet de la résidence Reflets 2 vies résulte d’une conception à quatre mains menée par deux anciens camarades d’école d’architecture. Aujourd’hui à la tête d’agences d’une dizaine de personnes, les architectes ont déployé une écriture homogène afin d’unifier dans un même ensemble une première tranche de 95 logements en accession, livrée en décembre 2016, et une seconde de 62 logements sociaux, achevée en avril 2018. 

    Un îlot ouvert sur la ville

    Remportée sur concours en janvier 2015, l’opération se situe à deux pas de la gare de Lyon-Perrache, dans le quartier Dugas-Montbel. Jouxtant plusieurs édifices emblématiques de la mémoire industrielle et ferroviaire des lieux, elle assure un rôle de suture urbaine entre la gare, les développements de la Confluence et les quais de la Saône.

    Deux grandes figures, mises en relation par de multiples liens, articulent le parti d’aménagement. D’une part, une large emprise piétonne végétalisée, descendant en degrés de la plate-forme ferroviaire jusqu’aux berges de la rivière situées 6 m plus bas. D’autre part, un îlot dense et poreux, composé d’immeubles alignés sur rue.

    De fait, le plan de masse distribue le bâti autour d’un jardin central depuis l’intérieur duquel sont desservis les halls d’accès aux logements et les locaux annexes (vélos, ordures ménagères…). Les automobiles et les entrées des deux niveaux de stationnements souterrains sont reportées sur les voies extérieures. Cette disposition assure une transition douce entre l’espace public de la rue et l’intimité des logements. Sa mise en œuvre suit la démarche des deux architectes, convaincus depuis toujours que « la piétonisation des lieux, associée à la présence de la lumière naturelle, participe de la sécurisation, du confort et de l’orientation des usagers ».

    Le plan accorde ainsi une attention particulière à la place du piéton en réinterprétant l’esprit des fameuses traboules du vieux Lyon, des passages étroits, généralement couverts, qui permettent de circuler d’un immeuble à l’autre et d’accéder aux logements par des cours intérieures. Il ne s’agit cependant que d’une réinterprétation car ici, les nombreuses césures ménagées dans le bâti sont larges et aérées. Ainsi, les porches et les placettes couvertes sont dilatés par des espaces de stationnement pour les vélos, des devantures de commerce ou d’activité et des placettes intérieures.

    Distribution des programmes, épannelage et déclivité

    La densité des formes bâties intègre les principes de mixité sociale en proposant une silhouette urbaine découpée et variée, composée de trois entités séparées : un ancien bâtiment des douanes à R+2 et deux ensembles de logements dont l’épannelage varie de R+5 à R+6 plus attique. Les commerces et les activités sont disposés en rez-de-chaussée dans les endroits les plus stratégiques. Afin de préserver la flexibilité des aménagements intérieurs, ces locaux sont constitués d’une succession de surfaces en enfilade et bénéficient de deux accès : l’un directement depuis la rue et l’autre, à l’arrière, pour les besoins de service.

    Les habitations sont quant à elles disposées au-dessus du niveau de la rue, à partir des R+1 et R+2, à l’exception de celles donnant au sud, sur les collines lyonnaises. De ce côté, les appartements ouvrent directement sur la coulée verte, dès le rez-de-chaussée.

    Des dispositions architecturales et programmatiques communes ont guidé la conception de tous les logements, qu’ils soient à vocation sociale ou en accession. Seuls les halls et les parties communes, conviviaux, éclairés naturellement et accessibles, marquent l’indépendance des programmes.

    Ainsi, tous les lots sont équipés de loggias ou de terrasses, traitées en fonction de l’orientation et du contexte urbain des façades. C’est pourquoi les prolongements extérieurs sont nombreux et étirés face au jardin, tandis qu’ils sont plus limités côté rues. Les plans intérieurs séparent une partie jour donnant sur les loggias et une partie nuit desservie par un couloir. Quatre-vingts pour cent des logements sont traversants ou multi-orientés et, pour la plupart, équipés de salles de bains éclairées naturellement. Les cuisines ouvrent sur les salons, tout en pouvant être isolées dans la partie accession afin de répondre à la variété des demandes culturelles. 

    « Tout ce qui est brut se patine, tout ce qui est net se salit »

    Le système structurel est réalisé en béton armé coulé en place. Il associe façades porteuses, refends, voiles et poteaux intermédiaires. Épais de 20 cm, les planchers en béton sont équipés de rupteurs de ponts thermiques tandis que l’isolation est placée à l’intérieur des locaux afin de préserver des parements en béton brut, tout en respectant la RT 2012 ainsi que de nombreux labels (certification NF Logement, Qualitel HPE RT 2012, référentiel Grand Lyon Habitat Durable 2013 niveau très performant Effinergie, QEB région Rhône-Alpes 2012 niveau Effinergie +).

    Les élévations sont traitées de manière identique et sans hiérarchie particulière, tant sur l’intérieur que sur l’extérieur de l’îlot. Leurs surfaces en béton brut sont redécoupées par une trame d’environ 6 m par 6 m dissimulant les reprises de bétonnage dans des joints creux.

    L’échelle cyclopéenne découlant de ce carroyage limite l’effet de masse et apporte un niveau de lecture supplémentaire.En rez-de chaussée, le sablage des bétons gris affirme un effet de socle tout en garantissant une bonne pérennité des surfaces.

    Dans les parties supérieures, les façades sont teintées par une lasure variant du sable ocre au doré en fonction de la lumière. La trace des matrices architectoniques utilisées lors du coulage apporte une finition structurée aux parements. Les vibrations visuelles qui en découlent sont renforcées par l’accumulation du produit teintant dans les creux et les aspérités du béton matricé.

    Des finitions au service de la qualité des bétons

    Le soin apporté au traitement des détails participe à la qualité globale de l’ouvrage. Il en est ainsi des loggias auxquelles des habillages de bois et la mise en peinture de certaines parois confèrent un aspect domestique proche de l’intérieur des logements. 

    C’est aussi le cas des ouvrages extérieurs en béton, à l’instar des murets soubassements et escaliers, ou encore des ouvrages en serrurerie. Traités en profilés d’acier galvanisés thermolaqués, ces derniers composent des clôtures, des grilles, des portails et des éléments de petit mobilier dont la transparence renforce l’effet de puissance et de présence des bétons.

    Le végétal comme révélateur

    La même intention se retrouve dans la végétalisation du jardin central réalisé au-dessus des parkings. Au sol, des dalles de béton désactivé à joints larges favorisent l’installation d’une végétation spontanée en accompagnement des massifs et des arbres émergeant des puits de lumière et d’accès aux stationnements souterrains. En périphérie des bâtiments, les remontées d’étanchéité des planchers hauts du sous-sol sont dissimulées dans des caniveaux visitables tandis que, sous la terre végétale, un fil d’eau dirige les eaux pluviales vers l’espace en pleine terre pour qu’elles s’y infiltrent.

    Omniprésente au cœur de l’opération, la combinaison du végétal et du minéral structure également la coulée verte sur laquelle donnent les immeubles. Ce cheminement vers la gare est axé sur la nef d’un ancien bâtiment industriel qu’une réhabilitation future transformera en passage public. La déclivité y est traitée par une succession de replats et d’emmarchements en béton depuis lesquels des vues cadrées orientent le regard vers le cœur de l’opération et son environnement urbain.
     

    Principaux Intervenants Auteur : Hervé Cividino – Reportage photos : Jérôme Ricolleau

    Maître d’ouvrage : Cogedim Grand Lyon – Maître d’œuvre : Ataub + Arto, architectes ; Atelier Dalmas, architectes – BET structure : RBS – Paysagiste : Atelier Anne Gardoni – Entreprise gros œuvre : Fontanel – Surface : 10 933 m2 SDP – Coût : 14,9 M€ HT – Programme : 95 logements en accession, 62 logements sociaux, 1 106 m² de surfaces d’activité, 127 places de stationnement.

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    Catégories: Béton

    Pôle culturel la Lanterne

    lun, 04/15/2019 - 11:24
    Pôle culturel la Lanterne alexandre.guillemin 15/04/2019 article-seul

    Par son écriture et les finitions texturées d’un béton de parement, le pôle culturel signé par le Studio Milou a l’amabilité des architectures qui traversent le temps.

    CIMbéton

    Avec les frondaisons de ses grands platanes, l’église Saint-Lubin d’Anatole de Baudot, le palais de justice à colonnade de son confrère Albert Petit, des demeures bourgeoises en meulière, un monument aux morts, la poste et le lycée Sainte- Thérèse, la place André Thome à Rambouillet est la quintessence d’un paysage urbain de sous-préfecture à la française. Si l’architecture du lycée datant d’une trentaine d’années frappe par sa fadeur, celle du pôle culturel la Lanterne, œuvre du Studio Milou, y apporte une pièce de choix.

    « Ce bâtiment est à l’échelle d’un quartier où il fallait entrer dans la logique de cette place, jouer avec elle et articuler le pôle culturel avec l’échelle hétérogène et fragmentée des volumes qui la composent », commente Jean-François Milou. Et d’ajouter : « À notre époque où l’existence est aussi fragmentée que l’environnement, notre démarche consiste à créer des lieux de calme. Ici, cette idée est appliquée à un bâtiment qui accueille des activités théâtrales alors que les théâtres sont très souvent situés dans des espaces publics denses. »

    La vision nocturne de l’émergence du volume de la salle de spectacle au-dessus de l’architecture sobre des murs en béton blanc a dicté le nom de cet équipement où la texture du béton et une rare qualité dans sa mise en œuvre sont un excellent augure de pérennité. « L’idée d’utiliser le béton est arrivée assez naturellement », poursuit l’architecte. « Nous souhaitions un matériau qui se rapporte aux maçonneries de meulière des maisons voisines par des granulats d’un léger brun jaune et nous tenions à donner une texture à ce béton planche. » En façade, les stries horizontales des coffrages ont permis des variations de nu qui donnent à la matière une belle irrégularité qui n’est pas sans rappeler la stéréotomie des murs de l’église voisine. Plus que par un registre formel, c’est donc par son échelle et la matière de ses façades que l’architecture contemporaine instaure ainsi, mine de rien, un dialogue subtil avec ce bâtiment néo-gothique de la fin du XIXe siècle.

    Un paravent de béton

    Pensé comme un paravent de béton calcaire évoquant ainsi la pierre des constructions voisines, il est en phase avec l’échelle du bâti existant et la quiétude d’un cloître minéral où le béton fait écho à un parvis pavé dans une parfaite osmose. Au nord, passé le portail monumental ornementé d’une œuvre du plasticien Antoine Dorotte, l’équipement culturel s’ouvre sur la place par un patio où un miroir d’eau crée un écran paisible vers les activités culturelles. À l’arrière, la façade sud vient s’adosser, par une galerie de liaison couverte, à la médiathèque de la ville pour constituer une entité culturelle bicéphale favorisant de multiples synergies.  

    « Comme dans d’autres projets du Studio, le paysage et les espaces vides qui règlent la composition sont au cœur de la conception », ajoute l’architecte. La terrasse, le parvis, le gué de traversée du bassin sont autant de séquences minérales qui tissent avec la place une relation étroite en laissant une part à la contemplation. Au fil de transparences et de filtres, des accointances se nouent ; des ouvertures créent des cadrages quand la terrasse en béton du foyer et le parvis pavé s’étirent vers la ville, comme à la rencontre de la végétation. Au centre du patio, le miroir d’eau réfléchit le ciel, la flèche de l’église et les arbres environnants. 

    Granulats de calcaire et béton banché glacé 

    Dans cet enclos fermé par des paravents de béton, où le cloître du patio amplifie l’espace public, l’image d’un lieu méditatif prévaut délibérément sur celle d’un équipement républicain. L’architecte organise ainsi les composantes du programme autour d’un espace intériorisé et des transparences accentuent les effets de continuité des sous-faces de plafonds en béton, entre l’intérieur et l’extérieur. La couverture du cloître est constituée comme un plancher nervuré en béton coulé en place. Sa sous-face présente un plan horizontal continu en béton au parement architectonique brut de teinte ocre-pierre à l’aspect glacé. Lorsque l’on entre à l’intérieur de l’édifice, le foyer d’accueil, le foyer haut et leurs circulations généreusement ouvertes sur l’extérieur distribuent, sur deux niveaux, une grande salle de spectacle, modulable, un petit amphithéâtre plus intime de 126 places, une salle d’exposition, une cafétéria et les espaces techniques et logistiques nécessaires à ce type d’équipement.

    Un monolithe ouvert 

    L’impression de monolithe ouvert sur l’extérieur transparaît dans l’ambiance des foyers, des espaces d’expositions et de la cafétéria. Sous de belles hauteurs de plafond, la structure des voiles en béton de parement architectonique coulé en place de teinte grise et blanche donne une atmosphère à la fois sobre et puissante. 

    L’aspect glacé et la teinte de ce béton brut, dont le coulage a fait l’objet d’un soin particulier pour garantir une unité de parement, participent à la mise en scène de la promenade architecturale. C’est particulièrement sensible dans la profondeur de la parcelle, où l’axe de traversée vers la médiathèque traitée comme une galerie d’art offre des cimaises d’exposition que l’équipement culturel peut aisément partager avec la médiathèque. Attenante au foyer haut, la salle modulable est une autre pièce de choix qui offre de multiples variations selon les scénarios nécessaires aux usages. Intime lorsqu’elle se réduit à 250 places par le jeu d’un simple rideau, cette salle atteint 900 places dont 250 assises quand une partie des gradins se replie, offrant ainsi un espace idéal pour des concerts de musique actuelle. « Ici, l’enveloppe béton par sa masse participe naturellement à l’isolation acoustique de la salle vis-à-vis de l’extérieur », précise l’architecte. 

    Débords de toiture 

    Sur le plan de la démarche énergétique, il ajoute que « l’édifice étudié avec le bureau d’études environnemental Franck Bouté répond à la RT 2012 et valorise l’inertie naturelle du béton ». Les débords de la toiture du cloître jouent un rôle de protection solaire en préservant les parois vitrées des rayons directs du soleil.

    Les parois en béton laissées brutes, à l’extérieur comme à l’intérieur, réduisent également les contraintes et les coûts d’entretien.

    Secret de fabrication sur les voiles de façade

    Les voiles de façade en béton coulé en place présentent un parement architectonique de teinte ocre-pierre avec une finition texturée par l’empreinte des planches de coffrage et un sablage localisé. Cette méthode a permis de faire ressortir les agrégats de calcaire local brun doré, dont la couleur favorise une réelle osmose avec les pavés brun du parvis et l’église voisine. La variation des nus des planches de coffrage donne l’irrégularité d’une matière sans âge à l’architecture très contemporaine du Studio Milou.

    « Cette option de mise en œuvre nous a demandé de procéder à de nombreux essais avec l’entreprise. Comme la texture tend à accentuer les ombres, il ne fallait pas que le béton soit trop blanc », précise l’architecte.

    Principaux Intervenants Auteur : Christine Desmoulins – Reportage photos : Fernando Javier Urquijo

    Maître d’ouvrage : ville de Rambouillet – Maître d’œuvre : Studio Milou ; architectes chef de projet, Thomas Rouyrre (phase concours à l’APD) et Laurence Macheboeuf, (phase PRO au DET) – Scénographe : Architecture et Technique – Acousticien : Peutz & Associés – BET structure : Batiserf – Entreprise gros œuvre : LBC – Surface : 4 995 m2 SHON – Coût : 11 M€ HT – Programme : pôle culturel intégrant une salle de spectacle modulable dont les différentes configurations permettent une adaptation allant de 250 à 900 places assises, un auditorium de 126 places assises, des espaces d’accueil et d’exposition. 

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    Catégories: Béton

    Le nouveau tribunal de grande instance

    lun, 04/15/2019 - 11:14
    Le nouveau tribunal de grande instance alexandre.guillemin 15/04/2019 article-seul

    Le projet de restructuration et d’extension réalisé par l’agence Fradin Weck Architecture affirme la présence de l’institution judiciaire tout en étant plus ouvert sur la cité.

    CIMbéton

    Le palais de justice de Digne-les-Bains occupe depuis le début du XIXe siècle le bâtiment des religieux Récollets, datant de 1603, qui devint bien national à la Révolution. Le nouveau tribunal de grande instance (TGI) inauguré à l’automne 2016 est le fruit d’un projet de restructuration et d’extension de ces locaux réalisé par l’agence Fradin Weck Architecture.  « La conservation de l’ancien bâtiment et la création d’un bâtiment neuf à l’ouest, au bord de la place des Récollets, composent le nouveau TGI. Le dialogue entre l’ancien édifice et le nouveau forme un ensemble strict et homogène qui met en scène la présence de l’institution judiciaire.

    Il est également l’expression du fonctionnement interne où les espaces ouverts au public sont regroupés dans la partie neuve, tandis que l’ancien bâtiment abrite l’ensemble des bureaux des magistrats et des greffiers, dans une partie plus privée à l’accès contrôlé. Le rez-de-chaussée du bâtiment neuf, constitué de parois vitrées transparentes pour la salle des pas perdus ou opalescentes pour les salles d’audience civile et les bureaux, exprime la transparence de la justice. L’étage totalement opaque, en béton brut blanc, protège la salle d’audience pénale et le bureau de l’exécution des peines de l’environnement extérieur. Cette enveloppe protectrice et impénétrable traduit la rigueur et la sérénité de la justice », commente l’architecte Jean-Michel Weck.

    En plan masse, les deux corps de bâtiment sont séparés par un patio intérieur planté, traversé par deux galeries les reliant l’un à l’autre. Ce patio offre au personnel du TGI un lieu de convivialité et un havre de détente, abrité des vues extérieures. Depuis la place des Récollets, la transparence de l’entrée invite à rejoindre le hall d’accueil lumineux et généreusement vitré, qui distribue le bureau d’aide aux victimes, celui de l’aide juridictionnelle, la salle des avocats, la chambre du conseil et la salle d’audience civile. L’escalier conduit à l’étage au bureau de l’exécution des peines et des délégués du procureur de la République, ainsi qu’à la salle d’audience pénale.

    Comme cette dernière donne sur la place, il est nécessaire de la protéger de toutes vues depuis l’espace public. Son éclairage naturel s’effectue sans ouverture directe sur l’extérieur. La lumière pénètre de façon indirecte par de grandes baies vitrées toute hauteur, qui viennent en retrait d’environ 1,50 m de la paroi de façade en béton blanc. La structure de l’extension est en béton coulé en place. L’enveloppe de l’étage est réalisée en béton blanc autoplaçant.

    Le nouveau tribunal de grande instance de Digne-les-Bains offre aux magistrats, aux greffiers, aux avocats et aux citoyens un équipement contemporain au service de la justice. Il donne une nouvelle force à la présence de l’institution judiciaire tout en étant plus ouvert sur la cité et plus accessible.

    Principaux Intervenants Reportage photos : Serge Demailly

    Maître d’ouvrage : ministère de la Justice – Maître d’œuvre : Fradin Weck Architecture – BET structure : Ingénierie 84 – Entreprise gros œuvre : SE Chiarella – Surface : 1 400 m2 SHON – Coût : 2,5 M€ HT – Programme : restructuration et extension, salle d’audience pénale, salle d’audience civile, bureaux.

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    Catégories: Béton

    44 logements Square Maïmat Nord

    lun, 04/15/2019 - 11:00
    44 logements Square Maïmat Nord alexandre.guillemin 15/04/2019 article-seul

    Les deux immeubles du square Maïmat 2 abritent 44 logements sociaux.Noyés au milieu de la verdure, ils présentent une alternative intéressante au pavillonnaire.

    CIMbéton

    Sur la commune de Muret, située à vingt-cinq kilomètres au sud de Toulouse – une des quatre agglomérations les plus peuplées du département –, dans un quartier résidentiel assez neutre et sans véritable identité, l’agence ppa architectures a réalisé l’opération, ou plutôt les opérations Maïmat.

    Recréer de la ville

    Celle dénommée Maïmat 2 fait donc partie d’un projet plus vaste mené par le bailleur social toulousain Promologis. Cent soixante-treize logements et un centre commercial ont été détruits pour libérer le site. Puis en 2013/2014, 148 logements ont été construits en six plots. Quarante appartements et commerces ont été réhabilités dans un des immeubles conservés. De plus, une place de marché, un parc résidentiel arboré et des circulations piétonnes ont été réalisés sur le reste de la parcelle, en collaboration avec la paysagiste Emma Blanc.

    Le fondement du projet Maïmat est une démarche urbaine affirmée, ainsi que le souligne Jean-Manuel Puig, architecte en charge du projet : « Dès le départ, nous nous sommes mis d’accord, avec le bailleur et la municipalité, pour recréer de la ville plutôt que d’édifier à nouveau un quartier social. »

    Recréer de la ville, c’était en tout premier lieu changer l’échelle des habitations en réduisant les hauteurs et en créant un système de plots compacts (de R+5 à R+8) qui, en jouant sur la discontinuité du bâti, remplace celui des barres. Cela génère une meilleure interaction entre l’habitat et la cité. Ce qui revenait également à changer l’image même de ce secteur et lui donner un visage neuf, le dégager de la marque forte du passé, les trois barres datant des années 60 étant démolies. Les petits immeubles, dont les façades en béton clair sont simples et régulières, sont dotés de balcons nettement en saillie, ce qui leur imprime une certaine singularité.

    Et enfin, recréer de la ville, c’était aussi changer l’usage du quartier en le rendant perméable, par la création de circulations piétonnes traversantes, qui s’apparentent à des promenades urbaines. Un sentier fleuri et arboré traverse les deux résidences, en lien avec le reste de l’agglomération. Aujourd’hui, des personnes se rendant à pied d’un endroit à un autre de la ville le parcourent quotidiennement. Pour Promologis, la revitalisation de ce nouveau quartier étant une belle réussite avec la première tranche de travaux, la seconde est donc programmée en 2015 pour construire 44 logements, dont 24 en locatif et 20 en accession sociale. Ceux-ci, allant du T2 au T4, sont répartis dans deux petits volumes, dont un à R+5 et le second à R+6, disposés sur le reste de la parcelle.

    Quelle alternative au pavillonnaire

    Cette fois, la trame de réflexion des architectes et du maître d’ouvrage, outre le souhait d’arriver à établir une certaine mixité sociale, porte plutôt sur le désir des accédants : « Que peut-on offrir aux futurs propriétaires comme alternative au pavillonnaire, puisque c’est sur ces problématiques – plain-pied, rapport avec l’extérieur, stationnement – que se jouera la décision d’un achat ? »

    Les réponses se font vite entendre : concevoir des habitations qui s’apparentent à du logement individuel mais... en les superposant... Ici, chaque appartement possède une grande terrasse plantée qui couvre la même superficie que le séjour, de plain-pied avec celui-ci. De plus, le plan conçu sur un système tournant pivote d’un étage sur l’autre, évitant ainsi tout vis-à-vis. Les aménagements extérieurs agréables (des pépinières entourent les immeubles, des noues cernent les bâtiments...), les espaces collectifs vastes et la possibilité de garer sa voiture dans un espace semi-privé (les parkings sont glissés en rez-de-chaussée, sous les immeubles, ce qui, de plus, évite la présence de logements à ce niveau, avec tous les inconvénients que l’on sait) sont autant de réponses qui viendront orienter le choix de futurs habitants, entre individuel et collectif.

    D’autre part, le quartier est « résidentialisé » : la distanciation des immeubles par rapport à la rue se fait par graduation : on passe de l’espace public – la rue – à un espace public « négocié » – les cours –, puis à l’espace collectif des cages d’escaliers et des paliers, pour atteindre l’espace privé des appartements.

    « Le fond de l’architecture, c’est avant tout la mise en avant des usages, ce sont eux qui font l’architecture et l’esthétique. C’est ce qui nous a amenés à une rationalisation maximum dans la conception des bâtiments. Nous souhaitions tenir le budget social très serré pour pouvoir offrir aux habitants des éléments de générosité et de qualité comme les vastes terrasses, les intérieurs soignés – le chauffage individuel au gaz, des douches à l’italienne, des pièces à vivre spacieuses... », précise Jean-Manuel Puig.

    En effet, ce travail sur la standardisation des éléments architecturaux tels que les panneaux préfabriqués de béton tous conçus de même forme et de même dimension, les menuiseries des fenêtres et des baies vitrées toutes identiques, ainsi que sur la mise en œuvre des éléments préfabriqués des terrasses, a engendré une esthétique architecturale très forte et très singulière.

    De même, un important travail de mise au point pour l’intégration de la technique avant la préfabrication a été réalisé en amont.

    Au rythme des porte-à-faux

    Les deux cubes de béton reposent sur des pilotis coulés en place. Ceux-ci forment un soubassement ajouré en béton apparent, qui permet de décoller les bâtiments du sol en allégeant l’effet de masse. De plus, les façades peintes en blanc lui confèrent une certaine élégance, tout en différenciant cette opération de la précédente, selon les vœux du maître d’ouvrage.

    Les quatre logements par étage sont disposés selon un système tournant, ce qui fait que les terrasses occupent un angle sur deux. Cette organisation a pour effet de dégager une double hauteur sous plafond de chaque balcon et d’offrir ainsi un espace qualitatif en hauteur et en surface.

    C’est d’ailleurs de la forte présence de ces fameuses terrasses que procède l’esthétique de l’ensemble. Celles-ci créent une géométrie intéressante et expressive qui confère à cette architecture un caractère résolument contemporain et fait de l’opération un élément phare du quartier. Peut-être même pourrait-on y déceler une certaine influence brutaliste, notamment dans les porte-à-faux imposants, les garde-corps tronqués, la régularité de la disposition des éléments architecturaux, l’orthogonalité affirmée ainsi que l’omniprésence du béton.

    La structure poteaux/poutres est coulée en place, les façades sont constituées de murs à coffrage intégré. Ces derniers ont été étayés et la lame de béton coulée ensuite a permis de claveter les grands éléments verticaux des terrasses, en prolongement des voiles intérieurs, qui émergent en façade.

    Pour les planchers, des thermodalles équipées de pains isolants sont mises en œuvre. Ces pains sont disposés en continuité de l’isolation intérieure, ils permettent de supprimer les ponts thermiques. Les deux immeubles sont conformes à la RT 2012 et ont obtenus la certification NF logement.

    Des façades vivantes

    Pour accentuer l’affirmation de l’esthétique contemporaine de l’embles, les menuiseries sont disposées en bandeaux, posées au nu des murs extérieurs. 

    La présence des volets coulissants crée une variété d’effets qui amène à une lecture plus vivante des façades. Des matériaux bruts pérennes – le béton –, une bonne isolation intérieure, la compacité et l’efficacité en coût de construction et d’entretien sont la base de cette démarche.

    Principaux Intervenants  Auteur : Clotilde Foussard – Reportage photos : Philippe Ruault et Airimage

    Maître d’ouvrage : Promologis – Maître d’œuvre : ppa architectures (mandataire) ; Jean-Manuel Puig, directeur associé – Maîtrise d’œuvre d’exécution : MOA – Paysagiste : Emma Blanc – BET structure : 3J Technologies – Économiste : Execo – Entreprise gros œuvre : BTPMP – Préfabricant : Rector – Surface : 2 826 m2 SDP – Coût : 3,75 M€ HT – Programme : 44 logements sociaux ; 24 en locatif, 20 en accession, 12 T2, 28 T3, 4 T4, 57 places de parking.

    Cet article est extrait de Construction Moderne n°159 PDF18.5 MoCM 159_BD.pdf18.5 MoCM 159_BD.pdf18.5 Mo Réalisations et Chantiers Logements collectifs 0 commentaires Gabarit Article HTML Masquer les liens vers le glossaire Désactivé Alerte email Activé Voir aussi Pôle culturel la Lanterne Masquer l'Image Désactivé
    Catégories: Béton