CIMBETON

Souscrire à flux CIMBETON
Mis à jour : il y a 1 semaine 4 jours

Journée technique "Valorisation des matériaux en place aux LHR"

ven, 02/08/2019 - 11:22
Journée technique "Valorisation des matériaux en place aux LHR" a.battistin@sfic.fr 08/02/2019 article-seul

LE MANS. Mardi 19 mars. Cimbéton organise une journée technique "Construction et entretien des routes. La valorisation des matériaux en place aux liants hydrauliques routiers". Écologie, économie et contribution au développement durable.

CIMbéton

Les journées organisées par Cimbéton et ses partenaires, donnent un éclairage complet sur le traitement des matériaux naturels en place ou en centrale et le retraitement en place à froid des anciennes chaussées en traitant les aspects techniques, règlementaires, économiques et environnementaux.

Inscrivez-vous   Programme de la journée

09h00. Ouverture de la journée

09h15-10h45. Le traitement des sols (1ère partie)

11h00-13h00. Le retraitement des chaussées en place
> Principes généraux
> Cas des chaussées contenant des HAP
> Retraitement au liant mixte

13h00-14h00. Déjeuner

14h00-16h00.

> Aspects économiques et environnementaux
> Présentation des outils pédagogiques sur les techniques de valorisation
> Panorama des techniques ciment/béton

Conclusion

Inscrivez-vous Pratique

Journée technique Construction et entretien des routes. La valorisation des matériaux en place aux liants hydrauliques routiers".

  • RDV Mardi 19 mars. Novotel Le Mans. Bords de L’Huisne - Boulevard Robert Schuman - 72100 Le Mans -Tél. : 02 43 85 26 80 - GPS : Latitude : 47.990715 Longitude : 0.231485
  • Contact Cimbéton : Anne Bouchard / Tel : 01 55 23 01 06 / a.bouchard(at)cimbeton.net
Agenda 2019
  • Le Mans (72) : 19 mars
  • Nancy (54) : 02 avril
  • Compiègnes (60) : 21 mai
  • Avignon (84) : 15 octobre
  • Annecy (74) : 19 novembre
Fichier PDF1.64 MoInvitation Journée LHR Le Mans1.64 MoInvitation Journée LHR Le Mans1.64 Mo Invitation Retraitement des chaussées Routes départementales et communales Routes nationales et autoroutes Traitement des sols Liants hydrauliques routiers 0 commentaires 08/02/2019 Gabarit Article HTML Masquer les liens vers le glossaire Désactivé Alerte email Activé Voir aussi T70. Terrassements et assises de chaussée T71. L'entretien structurel des chaussées souples et semi-rigides. Le retraitement en place à froid aux liants hydrauliques T72. Valorisation des matériaux en place par les Liants Hydrauliques Routiers, approche technique, économique et environnementale Masquer l'Image Désactivé
Catégories: Béton

Reconvertir un site pour redynamiser Le Boulonnais

mar, 01/29/2019 - 15:28
Reconvertir un site pour redynamiser Le Boulonnais camille nogalo 29/01/2019 article-seul

Consciente de ses responsabilités face à la nécessaire reconversion de son site industriel de Dannes-Camiers, richesse foncière et naturelle ayant vécu la crise économique, EQIOM a mis en place une plateforme de projets susceptibles d’initier une nouvelle dynamique économique, sociale, culturelle et environementale, en lien avec les enjeux du territoire. Retour sur ce projet baptisé « Demain notre cimenterie ».

Catherine PIN Un fleuron de l’industrie

C’est au début de la révolution industrielle que la région boulonnaise prenait une longueur d’avance sur l’ensemble de la France en donnant naissance à la Société des Ciments Portland, ancêtres de la société Eqiom. En quelques décennies, une quinzaine de cimenteries, dont celle de Dannes-Camiers, virent le jour aux alentours de Boulogne. La crise économique de 2008 engendre une baisse drastrique de consommation de ciment et la fermeture du four de Dannes-Camiers devient inéluctable en 2013.

Alors qu’une activité de broyage est maintenue, les dirigeants d’EQIOM ont souhaité réinscrire le site de 170 hectares dans le territoire et son environnement, en cohérence avec le potentiel des nouvelles technologies.

Une gouvernance participative et collaborative

Pour mener à bien cette reconversion, une démarche de co-construction avec les autres acteurs territoriaux et les parties intéressées a été adoptée, donnant naissance au projet « Demain notre cimenterie ».

L’originalité du projet réside dans la méthode de gouvernance participative, qui implique notamment les riverains, les élus, le parc régional, le Conservatoire des Espaces Naturels et les établissements publics fonciers, tous sensibles aux enjeux d’attractivité pour la région des Hauts-de-France.

À la recherche de synergies industrielles

Si le territoire de la cimenterie conserve sa destination première avec la station de broyage de liants routiers, l’ancien site industriel souhaite ouvrir ses portes à de nouvelles activités de valorisation.

Un premier projet, Minertech, prend alors forme. Il s’agit d’un lieu dédié à l’expérimentation en matière de valorisation des minéraux issus du recyclage. Il aura pour vocation de faciliter l’accès à des recherches collaboratives pour les acteurs publics et privés du territoire, et de contribuer ainsi au développement de nouvelles filières industrielles. Il permettra de tester, à l’échelle pré-industrielle, des technologies et équipements de transformation de matériaux ainsi que de nouveaux usages des minéraux recyclés destinés aux activités du bâtiment et des travaux publics. Plateforme d’innovation collaborative, ce lieu fonctionnera autant comme un accélérateur de projets de solutions de recyclage durables et efficaces, que comme un réseau de compétences spécialisées et, pourra ultérieurement devenir, centre de formation dans ces domaines.

Concilier nature et loisirs dans l’ancienne carrière

Une partie de l’ancienne carrière de Camiers deviendrait un espace de préservation et d’accueil de la biodiversité, ouvert sur des activités culturelles, de loisirs et touristiques. Pour trouver le bon équilibre dans l’aménagement de cet espace, unique dans sa biodiversité, des journées portes-ouvertes, destinées à recueillir l’avis des riverains, ont été organisées. Parallèlement, des discussions ont été menées avec les élus de Camiers et diverses ONG.

L’aménagement prévoirait la sanctuarisation de certains espaces, afin d’assurer la tranquillité de la faune en général et plus particulièrement celle des oiseaux, que le public pourrait observer à partir de belvédères construits à cet effet. A la fois proche de la mer et en situation protégée en cas de vents forts, le site pourrait également accueillir une base de loisirs, pourvue d’un espace d’initiation pour les écoles, ainsi que des pratiques nautiques lorsque l’accès à la mer est difficile.

Le projet entre aujourd’hui dans sa deuxième phase, avec la mise en place d’une gouvernance efficace et respectueuse de toutes les parties prenantes, dans l’objectif de parvenir à un équilibre entre des zones de biodiversité sanctuarisées et le développement de la base de loisirs.

Une ambition touristique forte avec le Chemin de la Craie

Roche blanche formée il y a 90 millions d’années lorsque tout le Nord de la France était recouvert par la mer, la craie est présente partout sur le territoire du Boulonnais. Exploitée dès le Moyen-Âge, elle a fortement marqué l’architecture locale, notamment à Cléty, où elle fut utilisée pour construire l’église et de nombreux corps de fermes. C’est cette richesse locale qui a permis l’implantation de nombreuses cimenteries au début du XXe siècle. Afin de valoriser et partager ce pan d’histoire géologique et industrielle, des circuits de cyclotourisme et de randonnées pédestres ont été mis en place. Ils permettent aux visiteurs d’emprunter le Chemin de la Craie, un parcours de plus de 60 km reliant Dannes-Camiers à Lumbres (où se situe une autre cimenterie d’EQIOM), composé d’une variété de richesses paysagères, culturelles, gastronomiques, … L’élaboration de ces balades a été réalisée dans le même esprit de concertation que pour les autres facettes du projet ; des ateliers participatifs ont été mis en place avec les collectivités locales et les associations environnementales, en partenariat avec le Parc naturel régional des Caps et Marais d’Opale.

Des événements festifs et sportifs ont également été créés, notamment « le Trail du Chemin de la craie » ou encore « La Caravane de la craie », spectacle itinérant animé par des artistes locaux.

En favorisant ainsi l’émergence de ces projets, le site met en valeur l’identité de la région et contribue à la diffusion du tourisme vers l’arrière-pays.

Cette plateforme de projets illustre le bien-fondé d’un modèle participatif pour la prise de décisions, et la pertinence de la prise en compte les attentes culturelles et économiques de la maille locale. En récréant des pôles d’attraction au niveau régional, la reconversion de ce site industriel contribue au dynamisme local et, à terme, à la création de nouveaux emplois, directs et indirects.

 

Cet article est extrait de Béton pluriel N°3. Le béton, un acteur social et culturel PDF3.34 MoTélécharger3.34 MoTélécharger3.34 Mo Actualités et évènements Enjeux & Société 0 commentaires Gabarit Article HTML Masquer les liens vers le glossaire Désactivé Alerte email Désactivé Voir aussi Recyclage et valorisations, leviers du changement Un Green Deal pour recycler plus de déchets de bois en cimenterie L’industrie cimentière valorise les terres dépolluées Masquer l'Image Désactivé
Catégories: Béton

Le béton présent sur BePositive, le rendez-vous des acteurs de la transition énergétique et numérique

mar, 01/29/2019 - 14:34
Le béton présent sur BePositive, le rendez-vous des acteurs de la transition énergétique et numérique a.battistin@sfic.fr 29/01/2019 article-seul

LYON. 13 -15 février. Cimbéton et le SNBPE seront présents sur le salon BePositive pour présenter les solutions béton en faveur de la transition énergétique et numérique. RDV sur LyonEurexpo, Hall 6 Allée U Stand 81

CIMbéton Répondre aux enjeux de performance environnementale des bâtiments

Loi de transition énergétique pour la croissance verte, entrée en vigueur prochaine de la RE 2020, expérimentation du Label E+C- qui priorise la réduction de l’empreinte carbone (C-) et va jusqu’à viser des bâtiments producteurs d’énergie (E+)… Les règlementations et législations concernant la consommation d’énergie des bâtiments sont en perpétuelle évolution et de nouveaux standards environnementaux sont préconisés. Face à ces enjeux, le déploiement de solutions constructives à faible empreinte carbone est fondamental.

En réponse aux différentes évolutions technologiques et réglementaires, les professionnels du béton ont développé de nombreuses innovations pour maximiser les bénéfices intrinsèques du matériau et contribuer à la réduction des besoins énergétiques du bâtiment. Le béton, qui fait partie intégrante du quotidien, est le seul à procurer un rapport avantages/coût aussi favorable, tout en étant doté de nombreux atouts.

Au-delà des performances de ce matériau que sont, entre autres, la résistance et la longévité, l’efficacité énergétique et acoustique, la polyvalence, les industriels du secteur ont recours désormais aux nouvelles technologies telles que le BIM, l’impression 3D, les bétons connectés ou encore le configurateur BETie, le premier outil de calculs des impacts environnementaux du béton, développé par le SNBPE.

Dans une même logique d’innovation, le SNBPE, en partenariat avec Cimbéton, a organisé en 2018, le premier concours « Bâtiment Durable E+C- ». Ce challenge s’adressait aux adhérents du SNBPE et avait pour vocation de mettre en avant les ouvrages répondant aux exigences de l’expérimentation E+C- et montrer que le béton a toute sa place dans le futur.

Pratique Le béton : une solution efficace pour la surélévation des bâtiments

Le 14 Février, BePositive accueille le 4ème colloque national « Surélévation, une solution pour financer la transition énergétique ». Consultez le programme

Dans de nombreuses métropoles, les immeubles de bureaux et de logements laissent des espaces inutilisés - toits, terrasses, dents creuses - qui pourraient être investis et permettre d’apporter des réponses aux problématiques de densification urbaine et de financement de la rénovation énergétique. L’extension ainsi créée pourrait favoriser la production d’énergies renouvelables de proximité (panneaux photovoltaïques, éoliennes domestiques), et la préservation des ressources naturelles (collecte des eaux pluviales)

Jean-Marc Weill (Ingénieur, architecte C&E Construction et Environnement) interviendra sur l’intérêt de l’utilisation du béton comme solution structurelle efficace dans la surélévation

Pratique
  • Pour assister à ce colloque, inscrivez-vous et RDV le 14 février de 9h30 à 16h00 - Salles Lumière 10 - 11
Invitation Réduire les émissions de CO2 Maisons individuelles 0 commentaires 29/01/2019 Gabarit Article HTML Masquer les liens vers le glossaire Désactivé Alerte email Activé Voir aussi Les solutions béton au service de la croissance verte Bétons et empreinte carbone des bâtiments Les toitures-terrasses : une diversité d'usages innovants Masquer l'Image Désactivé
Catégories: Béton

L’industrie cimentière valorise les terres dépolluées

sam, 01/26/2019 - 14:41
L’industrie cimentière valorise les terres dépolluées camille nogalo 26/01/2019 article-seul

Reconnecter l’acte de construire à celui de la déconstruction, c’est la logique du projet « Vicat Eco-Valorisation ». Il permet aux métropoles, de plus en plus denses, d’organiser la problématique autour de la gestion des déchets du BTP. Il ancre un process industriel, cimentier, au service de son territoire !

Catherine PIN Déchets de chantier : connecter construire et déconstruire

Parce que les besoins de construction en milieux urbains font surgir une problématique importante de gestion des déchets du BTP, considérer toute la chaîne de valeur autour de la construction et de la déconstruction dans le cadre d’un grand projet global d’éco-valorisation est apparu comme une réponse tant environnementale qu’économique. Ainsi est né le projet « Vicat Eco-Valorisation » dont l’approche, multi-facettes, permet au maître d’ouvrage d’avoir la garantie d’une maîtrise des coûts tout en affichant une gestion environnementale parfaitement traçable.

Cette opération est possible grâce à un écosystème industriel de proximité, piloté par des plateformes régionales logistiques multi-métiers qui incluent :

  • la valorisation des déchets industriels en substitution aux énergies fossiles,
  • la récupération et le recyclage des déchets de déconstruction comme graves routières et, à terme, comme granulats pour la fabrication de bétons,
  • la valorisation des terres inertes et non inertes dans le process cimentier et le réseau de carrières.

Cette chaîne de valeur verte, déployée dans la cimenterie qui utilise les combustibles alternatifs, comme auprès des acteurs du BTP qui recyclent ces déchets, contribue au développement d’un tissu économique local autour des sites industriels.

Des terres non inertes valorisées dans le process cimentier

C’est la valorisation des terres non inertes qui constitue l’élément inédit du projet : leur traitement sur les chantiers de dépollution (études, analyses, …) permet de les intégrer comme matière première, en substitution aux ressources naturelles, dans la fabrication des ciments ! Pas moins de 100 kT de terres sont ainsi valorisées chaque année dans la cimenterie Vicat de Montalieu, grâce à une gestion de proximité permettant d’assurer toute la chaîne logistique : transport, stockage, criblage, tri.

Une approche spécifique pour la dépollution des terrains industriels

Véritable épine dans le pied des collectivités locales et des aménageurs, d’anciens terrains industriels pollués se situent désormais au cœur des villes. Devant ce constat, la dépollution des friches industrielles constitue la pierre d’achoppement de nombreux projets d’urbanisme.

Conscient de ces enjeux, et tant pour récupérer des terrains constructibles que pour répondre aux inquiétudes légitimes en matière de santé publique, le législateur a enrichi la loi ALUR (2014) avec la création des Secteurs d’information sur les Sols (SIS). Dès 2019, les SIS en ligne contribueront à la reconversion des anciens sites pollués, tout en améliorant l’information des aménageurs et autres parties prenantes sur ces sites. Les pouvoirs publics pourront voir les projets de réhabilitation se multiplier, avec une identification de la chaîne de responsabilités et des devoirs de chacun, véritable nerf de la guerre en matière de dépollution.

TERENVIE transforme les terres polluées en nouvelles richesses

Le projet TERENVIE, né de la collaboration de SERPOL et Vicat, consiste à accueillir sur un site dédié des terres excavées issues de terrains pollués et de les ensemencer de luzerne. Le système racinaire de la plante et ses bactéries viennent alors jouer leur rôle en dégradant les hydrocarbures. Le matériau assaini est ensuite utilisé en substitution partielle aux ressources naturelles entrant dans le process de fabrication des ciments.

Prévue pour 2019, la mise en exploitation de cette première plateforme de traitements se fera sur le terrain de 3 hectares de Ramboz, loué par la Métropole de Lyon.

TERENVIE doit permettre de traiter pas moins de deux millions de tonnes de terres polluées chaque année en France. Grâce aux expertises conjointes des deux acteurs, ces terres, de déchets subis et encombrants pour tous, deviennent un nouveau flux de ressources et ce, jusqu’à tarissement, but ultime de l’opération.

Cette solution présente l’avantage de sécuriser les caractéristiques physico-chimiques des terres polluées et donc leur compatibilité avec le process cimentier. Elle permet également de stocker des quantités importantes de terres lors des excavations, répondant ainsi aux attentes des maîtres d’ouvrage soucieux d’un lancement rapide de la construction.

La valorisation des terres polluées en cimenterie assure en outre une traçabilité totale au producteur des déchets, en l’occurrence le maître d’ouvrage, à l’opposé des solutions classiques d’enfouissement dans des installations de stockage spécialisées.

De l’aveu des principaux acteurs, la difficulté majeure dans ce type de démarche, reste de lier la fourniture du béton à la dépollution/déconstruction du site. En effet, le séquencement entre la déconstruction, la dépollution et la fourniture des bétons n’est jamais le même et, surtout, les marchés se trouvent généralement dans des lots différents. Pour autant, les mentalités évoluent rapidement et le cas de figure, de plus en plus courant, où le maître d’ouvrage est à la fois aménageur de la friche industrielle et promoteur, facilite les choses.

Encourager le déploiement de l’écologie industrielle

Remplacer plus de combustibles fossiles par des déchets, recycler les bétons de déconstruction en granulats, valoriser les terres polluées dans le processus de fabrication du clinker restent les grands chantiers de l’industrie cimentière. Pour ce faire, elle s’appuie sur les principes de l’économie circulaire et l’intelligence collective mobilisée localement par des acteurs partageant les mêmes valeurs et engagements.

Le principal facteur d’accélération réside dans les réactions très positives des interlocuteurs (maîtres d’ouvrage, maîtres d’œuvre, bureaux d’études, etc.) lors de la présentation de cette nouvelle approche.

Au regard des évolutions réglementaires issues du contexte ambitieux et légitime de la transition énergétique, cette démarche d’éco-valorisation correspond parfaitement aux attentes des acteurs clés de l’acte de construire. Le projet « Vicat Eco-Valorisation » a d’ailleurs été récompensé par Brune Poirson, secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire.

 

Cet article est extrait de Béton pluriel N°3. Le béton, un acteur social et culturel PDF3.34 MoTélécharger3.34 MoTélécharger3.34 Mo Documentation technique Réduire les émissions de CO2 Favoriser l'économie circulaire 0 commentaires 28/01/2019 Gabarit Article HTML Masquer les liens vers le glossaire Désactivé Alerte email Désactivé Voir aussi Un Green Deal pour recycler plus de déchets de bois en cimenterie Recyclage et valorisations, leviers du changement Béton pluriel N°3. Le béton, un acteur social et culturel Masquer l'Image Désactivé
Catégories: Béton

Investir dans la valorisation énergétique à Martres-Tolosane

jeu, 01/24/2019 - 15:11
Investir dans la valorisation énergétique à Martres-Tolosane camille nogalo 24/01/2019 article-seul

A Martres-Tolosane, la cimenterie de LafargeHolcim, un des équipements historiques du groupe, fait peau neuve.
Un investissement d’un montant de 100 millions d’euros va venir augmenter sa productivité et réduire son impact environnemental. Dans un contexte de sortie de crise, il marque un retour au dynamisme économique et montre que rentabilité et développement durable sont compatibles.

Catherine PIN Une tradition industrielle ancrée dans le territoire

Couchée au pied des Pyrénées au bord de la Garonne, Martres est une cité jardin où l’architecture moyenâgeuse et le paysage rendent un hommage permanent à la terre et à la pierre. Des artisans faïenciers s’y sont installés au XVIIIe siècle, activité qui se poursuit encore aujourd’hui. Poursuivant cette tradition industrielle liée à la richesse du sol et au dynamisme de la région, Lafarge y a construit un premier four (four long procédé voie humide) en 1956, puis un deuxième en 1966, basculant l’ensemble du process en voie sèche la même année.

80 % de combustibles de substitution à l’horizon 2021

En investissant massivement dans son outil de Martres-Tolosane, le cimentier exprime sa volonté de poursuivre une politique industrielle dynamique en France, alliant performances environnementales accrues et productivité.

La nouvelle ligne de cuisson, équipée d’un broyeur vertical, d’une tour échangeur avec un précalcinateur, d’un four court et d’un nouveau refroidisseur, offrira un meilleur rendement, tant en production qu’énergétique et permettra d’augmenter considérablement la part de déchets servant de combustibles. La mise en service de ces nouveaux équipements, prévue pour 2020, permettra à la cimenterie de réduire très fortement son empreinte CO2 grâce à la valorisation des combustibles alternatifs issus du tri avec les partenaires locaux.

Elle brûlera davantage de déchets industriels banals, comme les huiles usagées, les boues des stations d’épuration, les papiers, les pneus, les résidus de plastique et de bois, etc. Avec 8 000 tonnes traitées par an, l’atelier de valorisation de pneus usés, ouvert en 2016, fournissait déjà jusqu’à 15 % de l’apport thermique. Des pneus entiers sont transportés par un convoyeur à bande jusqu’au four où ils sont directement introduits dans un foyer pouvant atteindre jusqu’à 1 500 °C. La très haute température et le temps de combustion garantissent la calcination complète du pneu, sans déchet ultime.

L’enjeu de l’augmentation de la valorisation énergétique en cimenterie est de taille, car les combustibles représentent 30 % du coût de fabrication du ciment. Ainsi, l’usine utilisera 80 % de combustibles de substitution, générés localement, à l’horizon 2021, contre 30 % aujourd’hui. Afin de muscler les flux entrants et de contribuer à développer la filière de recyclage, certains de ces déchets seront même préparés sur place dans des ateliers dédiés.

Côté électricité, le nouveau broyeur vertical va autoriser une économie d’énergie.

L’efficacité environnementale sera également au rendez-vous. Les dispositifs anti-poussières seront renforcés avec de nouveaux filtres à manche sur les refroidisseurs, qui permettront de descendre en deçà de 10 mg par m3 de gaz émis. Concernant les oxydes d’azote (NOx), les travaux prévus ont d’ores et déjà anticipé le renforcement de la norme européenne, qui prévoit un abaissement des émissions autorisées de 500 à 400 mg/m3 de gaz émis.

L’augmentation de la productivité liée à la nouvelle ligne de cuisson permettra d’atteindre 2 500 à 3 000 tonnes de ciment par jour, en vue de fournir le marché toulousain.

Des travaux confiés à des entreprises locales

Le premier lot de travaux de génie civil a été attribué à une agence toulousaine et sera réalisé au cours de l’année à venir, mobilisant sur le site jusqu’à 80 personnes. Ce ne sont pas moins de 9 000 m3 de béton, 20 000 m3 de terrassement et 12 000 m3 de remblai qui y seront mis en œuvre !

L’attribution des prochains lots de travaux se fera dans le cadre d’appels d’offres distincts. En matière de Responsabilité Sociale et Environnementale, l’évaluation des entreprises présélectionnées est menée avec l’aide de Vigeo Eiris, agence indépendante spécialisée dans la notation et les audits RSE.

« Plus de la moitié du chantier sera confiée à des entreprises régionales et nationales et il y aura une part d’entreprises européennes, indique Bénédicte de Bonnechose, Directrice générale de LafargeHolcim France. Elles devront respecter un cahier des charges exigeant en matière de responsabilité sociale et environnementale. » Le chantier, toutes tranches confondues, fera travailler 400 personnes pendant un an et demi.

Avec 110 collaborateurs et près de 30 sous-traitants, le site de Martres-Tolosane est un acteur essentiel du territoire de la région Occitanie. Cette grande opération s’inscrit dans une logique d’économie circulaire tant du point de vue de l’accès à la ressource que des équipements, puisque le cimentier a choisi de piloter lui-même le projet avec ses équipes d’ingénierie et d’en sous-traiter les différents lots à des entreprises locales.

Un investissement vert pour l’industrie du territoire

La présidente de région, Carole Delga, a salué « la qualité du projet porté par le groupe, car s’il représente une formidable opportunité de par son niveau d’investissement, il se veut aussi et avant tout innovant et exemplaire sur le plan environnemental, avec un objectif de réduction des consommations d’énergie, de son empreinte CO2 et la valorisation des combustibles alternatifs ».

Cet investissement majeur pour la vie de la région rappelle qu’il y a un véritable avenir industriel en France, au cœur des territoires et que la recherche de la performance environnementale agit non pas comme une contrainte, mais bel et bien comme un véritable moteur d’innovation, pourvoyeur d’emplois et de valeur ajoutée.

 

Cet article est extrait de Béton pluriel N°3. Le béton, un acteur social et culturel PDF3.34 MoTélécharger3.34 MoTélécharger3.34 Mo Dossier Favoriser l'économie circulaire 0 commentaires Gabarit Article HTML Masquer les liens vers le glossaire Désactivé Alerte email Activé Voir aussi Un Green Deal pour recycler plus de déchets de bois en cimenterie L’industrie cimentière valorise les terres dépolluées Recyclage et valorisations, leviers du changement Masquer l'Image Désactivé
Catégories: Béton

Trophée béton Ecole 2019-2020 : les inscriptions bientôt ouvertes !

mar, 01/15/2019 - 14:50
Trophée béton Ecole 2019-2020 : les inscriptions bientôt ouvertes ! a.battistin@sfic.fr 15/01/2019 article-seul

PARIS. 14 février. Les inscriptions à la 8e édition du Trophée béton Ecole seront ouvertes à partir du 14 février prochain. Une cérémonie d'ouverture se tiendra à la Maison de l'architecture en IdF à 19h. Inscrivez-vous et venez nombreux !

CIMbéton EFB BETOCIB Présentation du Trophée Béton Ecole

Le « Trophée Béton - Ecole » est organisé par les associations BétocibCimbéton, et la Fondation Ecole Française du Béton, sous le patronage du Ministère de la Culture.

Il a pour but de révéler les jeunes diplômés des écoles d'architecture, de les parrainer et de leur offrir une visibilité à l'orée de leur entrée dans la vie professionnelle (publication des résultats du concours dans la revue AMC, exposition à la maison de l'architecture, accompagnement des lauréats pendant un an…) .

Ce Trophée récompense les étudiants dont le projet de fin d’étude valorise les qualités esthétiques, environnementales et techniques du béton.

Les étudiants pourront se présenter, soit de manière individuelle, soit dans la cadre d’équipes intégrant des architectes et/ou ingénieurs. Le « Grand oral » qu’ils devront soutenir, constitue, pour les étudiants, une première approche de la réalité du métier.

En compétition : les étudiants ayant présenté leur PFE aux sessions de 2018 et 2019.

1er prix : 5000€ - 2e prix : 4000€ - 3e prix : 3000€ - 4e prix : 2000€

MODALITES, REGLEMENT ET INSCRIPTION : www.trophee-beton.comfacebook.com/trophee.beton I Twitter @tropheebeton

Trophée béton Écoles Studio : une nouveauté

A l’occasion de cette 8e édition, le concours s’ouvrira aux étudiants en architecture de premier et second cycle, avec la création du Trophée béton Écoles Studio. Ils seront invités à réinterpréter une œuvre architecturale majeure en béton, selon une expression graphique libre (dessin, peinture, collage, maquette…).

Dates à retenir
  • Ouverture des inscriptions : 14 février 2019
  • Clôture des inscriptions / Rendu des dossiers : 15 octobre 2019
  • Remise des prix : janvier 2020
Les archives du Trophée Béton Invitation Bétons 0 commentaires 15/01/2019 Gabarit Article HTML Masquer les liens vers le glossaire Désactivé Alerte email Désactivé Voir aussi Trophée béton Ecole 2018-2019 : le palmarès Conférence. Béton, brutalisme vs délicatesse 2e édition du Trophée béton Pro : inscrivez vos projets ! Masquer l'Image Désactivé
Catégories: Béton

Conférence. Béton, brutalisme vs délicatesse

mar, 01/15/2019 - 14:25
Conférence. Béton, brutalisme vs délicatesse a.battistin@sfic.fr 15/01/2019 article-seul

PARIS. 14 février. Manuelle Gautrand, architecte, animera une conférence sur le thème "Béton, brutalisme vs délicatesse" dans le cadre de la soirée de lancement de la 8e édition du Trophée béton Écoles. RDV à 19h à la Maison de l'architecture en IdF.

CIMbéton EFB BETOCIB

Entrée libre. Inscrivez-vous

Invitation Bétons 0 commentaires 15/01/2019 Gabarit Article HTML Masquer les liens vers le glossaire Désactivé Alerte email Désactivé Voir aussi Conférence "Béton, le grand écart. Du brutalisme à la décoration" Trophée béton Ecole 2018-2019 : le palmarès 2e édition du Trophée béton Pro : inscrivez vos projets ! Masquer l'Image Désactivé
Catégories: Béton

La protection des ouvrages de Génie Civil en béton par peinture

jeu, 01/10/2019 - 16:41
La protection des ouvrages de Génie Civil en béton par peinture a.battistin@sfic.fr 10/01/2019 article-seul PDF493.27 KoTélécharger493.27 KoTélécharger493.27 Ko

Malgré ses performances intrinsèques, le béton demeure sensible aux agents extérieurs. Une protection de sa surface par une peinture adéquate permet plus particulièrement de limiter les principaux risques que sont la carbonatation et la pénétration des chlorures, tout en apportant l’esthétisme de la couleur.

 

CIMbéton

Une maîtrise du choix du système de peinture et de son application est requise pour atteindre pleinement ces objectifs de performance. Le Fascicule 65, relatif aux ouvrages de Génie Civil en béton dans les marchés publics, a intégré dans sa version de 2018 un chapitre dédié à la protection par peinture des bétons sur la base d’une approche performantielle.

Sommaire
  1. Les facteurs de dégradation du béton
  2. Les classes d’exposition
  3. La protection de surface des bétons par peinture 
    • Un objectif essentiel : prolonger la durée d’utilisation
    • Une efficacité testée et validée
  4. La certification ACQPA1 des systèmes de peinture
  5. Mettre en oeuvre une protection du béton par peinture
    • La réception de surface avant préparation
    • Les méthodes de décapage
    • L’application du système de peinture
    • La réception des travaux et la traçabilité
  6. Le Fascicule 65 « Cahier des clauses techniques générales applicables aux marchés publics de travaux de Génie Civil – Exécution des ouvrages de Génie Civil en béton » (mai 2018)

 

Ponts et passerelles 0 commentaires 10/01/2019 Gabarit Article-fiche Nature du contenu PDF Publications Solutions béton Masquer les liens vers le glossaire Désactivé Alerte email Désactivé Voir aussi Les ouvrages en béton : durabilité, dimensionnement et esthétique Le béton : un allié de choix pour des ouvrages de Génie Civil plus durables Durabilité des bétons Masquer l'Image Désactivé
Catégories: Béton

Routes n°146

mer, 01/09/2019 - 12:03
Routes n°146 a.grolleau 09/01/2019 article-seul PDF4.28 MoTélécharger4.28 MoTélécharger4.28 Mo

Béton armé continu (BAC) - Recyclage des chaussées en place - Retraitement en place au liant hydraulique routier (LHR) - Béton ciré

CIMbéton Sommaire
  1. Nancy (54) : Le BAC, la solution robuste et durable pour une voie de bus à fort trafic
  2. DOSSIER / Recycler les chaussées en place : un procédé rationnel, économique, durable et écologique
  3. Jonquières (84) : RD977, une « route des vins » revigorée au liant hydraulique
  4. Montoison (26) : RD125, le retraitement en place au LHR prépare l'avenir
  5. Paris (75) : Du béton ciré et quartzé pour un défilé de haute couture
Pratique

Pour recevoir la revue Routes dans votre boite aux lettres, souscrivez un abonnement gratuit dans "Mon espace" ci-contre

Routes départementales et communales Routes nationales et autoroutes Liants hydrauliques routiers 0 commentaires 09/01/2019 Gabarit Article-fiche Routes n°146 Nature du contenu PDF Publications Routes Masquer les liens vers le glossaire Désactivé Alerte email Activé Masquer l'Image Désactivé
Catégories: Béton

Calvados : le béton redonne vie et beauté au quartier Kœnig

ven, 12/28/2018 - 17:43
Calvados : le béton redonne vie et beauté au quartier Kœnig camille nogalo 28/12/2018 article-seul

Comment redonner vie, dynamisme économique et attrait à un ancien quartier de casernement, déserté par l’armée et enclavé ? Réponse des aménageurs du quartier Kœnig, sis près de Caen : en le transformant en zone d’activité et en le rendant agréable à parcourir à pied à grand renfort de cheminements en béton décoratif… Et ça marche !

CIMbéton

En 2010, le 18e régiment de transmission quitte le quartier Kœnig. C’est la fin d’une époque. Ce complexe militaire, situé à Bretteville-sur-Odon, dans la périphérie de Caen (Calvados), a vu le jour en 1936, avant d’être occupé par différentes unités jusqu’en 2010 (voir encadré). Son appellation – le quartier Kœnig – lui vient du maréchal de France Pierre Kœnig (1898-1970), né à Caen et héros de la France libre à Bir Hakeim (1942).

Huit ans plus tard, le quartier a commencé à reprendre vie. Une métamorphose élégamment soulignée par le béton décoratif.

 Zone d’activité économique 

Cette friche militaire disposait de trois beaux atouts : un vaste espace foncier de 52 ha, une surface déjà construite commercialisable et une localisation stratégique, à proximité immédiate de l’aéroport de Caen-Carpiquet, du périphérique et de l’autoroute A84 Caen-Rennes.

En 2011, la communauté d’agglomération de Caen-la-Mer en devient propriétaire pour un euro symbolique. Le site, encombré de munitions (plus de 1 400 engins explosifs de toutes sortes y ont été recensés), est dépollué et déminé. Objectif : transformer le quartier en zone d’activité économique et y créer des emplois (un millier à terme). « Nous allons utiliser la réserve de foncier pour répondre aux demandes des entreprises qui vont crescendo depuis ces deux dernières années », expliquait alors Joël Bruneau, président de Caen-la-Mer. L’ancien complexe comptait 57 bâtiments. Seuls vingt ont été conservés et proposés à des investisseurs privés (30 000 m²), tandis que des constructions neuves ont été lancées. L’agence d’Eurovia sise à Blainville réalise les travaux de requalification complète. Reprise des 15 000 m2 de voirie, 8 km d’assainissement des eaux usées et eaux pluviales et l’ensemble des réseaux sur 5 km (éclairage public, télécommunications, eaux potables, y compris la fibre optique), incluant l’aménagement de deux parkings (l’un de 250 places et l’autre de 650, soit 900 places au total, réalisés uniquement en enrobé) et d’une piste cyclable de 2 km en béton désactivé. En 2017, les implantations vont se multiplier (voir encadré). Et qui dit « implantations » dit « cheminements ».

Cheminements : 12 000 m2 de voies piétonnes en béton

Pour les cheminements piétons justement, le béton décoratif (du désactivé) est préféré aux enrobés traditionnels. Granulats : « Granulats Roche Blain gris et Barenton beige, précise Karl Monnier, conducteur de travaux chez Eurovia. Ce sont des produits issus de gisements locaux. La carrière de Roche Blain est située près de Caen et celle de Barenton, dans le nord de la Mayenne. » Épaisseur : 12 cm. Superficie totale : 12 000 m².

Eurovia entame la réalisation des nouvelles constructions – aujourd’hui, en voie d’achèvement – au cours du premier trimestre 2017, avec du béton fourni par Cemex, à base de ciment Calcia. L’ancien casernement peut achever sa mue par une touche minérale, esthétiquement qualitative et qui présente une durabilité très appréciable.

« Les contraintes d’accès au chantier ont conduit à l’adoption d’une double solution logistique : la moitié du béton utilisé a été pompée, nécessitant une formule adaptée pour obtenir la même qualité que le béton livré sur le chantier en camion malaxeur. Au rythme de deux coulages hebdomadaires, soit 120 à 160 m3 chaque semaine, notre unité de production de Giberville a parfaitement répondu aux exigences du chantier, explique Nicolas Lamy, technico-commercial Cemex à Caen. D’emblée, les granulats locaux de Roche Blain (gris noir) 4/10 et de Barenton (gris blanc) 4/10 ont été privilégiés pour obtenir l’effet et la résistance désirés, le trottoir devant opérer une rupture esthétique avec l’enrobé de la voirie. Nous avons donc préalablement réalisé quatre échantillons de béton décoratif sous forme de planches d’essai de 4 m2 chacune. La formule Nuantis Minéral au mélange de granulats personnalisé (CXB C25/30 XF2 G1 S3 fibré et pompable) a finalement séduit par sa forme et convaincu par ses qualités de résistance. Sur les dix hectares de voiries du quartier Kœnig, le béton sélectionné répond à des critères à la fois esthétiques et durables pour l’ensemble des cheminements piétons. » 

Bilan : le quartier Kœnig peut aujourd’hui s'enorgueillir de l’élégance de ses voies piétonnes, qui ont nécessité le coulage de 1 400 m3 de béton désactivé.

12 km de béton coulés en place 

Dans le même temps, 12 kilomètres linéaires de bordures de trottoirs en béton extrudé (profil CS1) sont coulés sur place à la machine « à coffrages glissants ») (Gomaco GT 3600 à 3 chenilles, d’un poids de 15 tonnes) avec guidage au fil. Un fil tendu sert à reproduire l’altimétrie et le profil tout au long de l’ouvrage. La machine le suit automatiquement avec une précision de plus ou moins 2 cm. Rendement : « 400 ml par jour », précise Karl Monnier, le conducteur de travaux d’Eurovia.

Étant donné les sollicitations particulières auxquelles ces bordures sont soumises (choc des véhicules, agents atmosphériques comme le vent, la chaleur ou le gel), elles ont été réalisées avec un béton de classe C25/30. Celui-ci possédait en outre une consistance adaptée au démoulage immédiat (S1, norme NF EN 206/CN). Ce béton était constitué de gravillons, de sable, de ciment, d’eau, d’un plastifiant et d’un adjuvant entraîneur d’air.   

Qualité d’aménagement et création d’emplois 

Attractivité, qualité d’aménagement et création d’emplois font bon ménage au quartier Kœnig. L’entreprise de gestion du réseau électrique français Enedis a été la première à s’implanter dans le nouveau site du quartier Kœnig, fin 2017, avec 250 salariés, la construction de 4 000 m² de bureaux et de 3 500 m² de locaux techniques. Un restaurant a également ouvert ses portes. Des professions libérales devraient suivre (cabinets de kinésithérapie et d’expertise comptable) ainsi que des entreprises industrielles (chaudronnerie plastique), de services (entretien d’espaces verts ou de bâtiments), de développement de logiciels, de vidéo et même une crèche. Autant de nouveaux résidents professionnels – il n’est pas prévu de construire des logements dans la zone d’activité – qui apprécieront les circulations douces offertes par les cheminements en béton décoratif. Un millier d’emplois devrait ainsi être créé. Par ailleurs, un échangeur permettant de raccorder le site au périphérique devrait être livré fin 2020.

Un passé militaire 

En soixante-dix ans, le quartier Kœnig a vu se succéder de multiples occupants militaires, avant d’être rendu à la vie civile. Dès sa naissance, en 1936, c’est la présence de l’aéroport de Carpiquet qui décide de sa vocation. Ce sera une base aérienne, qui ne tarde pas à être occupée par la Luftwaffe dès l’été 1940. En grande partie détruite en juin-juillet 1944, elle a été reconstruite de 1946 à 1956  et repasse sous l’autorité de l’armée de l’air. En 1967, après le retrait de la France de l’OTAN, l’aéroport devient civil, et les bâtiments, une caserne de l’armée de terre.Le 5e régiment d’artillerie s’y installe (de 1968 à 1973), bientôt remplacé par l’École interarmées du personnel militaire féminin (EIPMF), qui s’y établit pour dix ans. L’École de défense nucléaire, biologique et chimique (EDNBC) lui succède jusqu’en 2000. Après cette date, c’est le 18e régiment de transmission (RT) qui occupe les locaux jusqu’en 2010.

Principaux intervenants

Maîtrise d’ouvrage : Communauté d’agglomération de Caen-la-Mer - Maître d’œuvre : Sogeti Ingénierie - Entreprise : Eurovia - Mise en œuvre du béton décoratif : Eurovia - Fournisseur du béton : Cemex - Fournisseur du ciment : Calcia

Cet article est extrait de Routes n°144 PDF4.59 MoR-1444.59 MoR-1444.59 Mo Réalisations et Chantiers Aménagements extérieurs Aménagements urbains 0 commentaires Gabarit Article HTML Nature du contenu PDF Masquer les liens vers le glossaire Désactivé Alerte email Désactivé Voir aussi Réhabilitation de la RD74 entre Bannes et Frécourt Du béton bouchardé pour le « Château » Leclerc choisit le béton pour sa nouvelle plate-forme logistique Masquer l'Image Désactivé
Catégories: Béton

Pringy : une belle fusion en béton avec Annecy

mer, 12/26/2018 - 17:05
Pringy : une belle fusion en béton avec Annecy camille nogalo 26/12/2018 article-seul

L’an dernier, Pringy (Haute-Savoie) a fusionné avec les agglomérations voisines pour constituer la commune nouvelle d’Annecy. Un événement qui coïncide avec l’achèvement de la requalification de son centre-bourg, élégamment remis en valeur grâce à des bétons sablés, désactivés et bouchardés, fabriqués et livrés par Vicat.

CIMbéton

C’est la touche finale qui donne le ton à l’ensemble de la réalisation. Avec quelque 500 m³ de béton décoratif mis en œuvre sur 3 350 m2, le chantier de la traversée de Pringy a reçu un point final esthétique et valorisant avec la requalification du cœur de bourg. Commencés le 23 janvier 2017, les travaux ont été réceptionnés le 1er décembre dernier.

Au nord d’Annecy, Pringy est située sur l’ancienne route de Genève (ex-RD1201). On y accède par une longue avenue qui traverse également Annecy et Annecy-le-Vieux. À l’origine commune à part entière, la petite agglomération a fusionné au 1er janvier 2017 avec les communes voisines d’Annecy, d’Annecy-le-Vieux, de Cran-Gevrier, de Meythet et de Seynod. Le nouvel ensemble constitue la commune nouvelle d’Annecy, qui compte désormais plus de 120 000 habitants.

Contexte 

« Le chantier de la requalification du cœur de bourg de Pringy est lié à l’aménagement d’une déviation sur l’axe Annecy-Genève, une route départementale à fort trafic, avec environ 23 000 à 24 000 véhicules par jour, explique Lionel Josserand, du service technique de la mairie de Pringy, désormais en fonction à la mairie d’Annecy. Le Département est intervenu en deux phases : la première s’est déroulée en 2014 ; la seconde est en cours et s’achèvera en 2019. En ce qui concerne Pringy, les travaux se sont concentrés sur une zone de 400 m de long, sur la rue commerciale du bourg. Datant des années 1990, les aménagements étaient vieillissants. Par ailleurs, les élus souhaitaient redynamiser le secteur. Et il y avait également la nécessité de remettre à niveau l’accessibilité, notamment au niveau des trottoirs, puisque de nombreuses non-conformités étaient avérées. L’idée était notamment de passer de l’image d’une route à celle d’une rue conviviale, animée et partagée par tous les modes de déplacement. La part importante donnée au béton est une proposition du maître d’œuvre, pour des raisons esthétiques, mais aussi pour des considérations de confort. »

À l’origine, trois types de finitions étaient envisagés dans le marché : du béton désactivé, du béton sablé et du béton poncé. Différentes planches ont été réalisées. Elles ont permis de valider les choix. Lors de la mise en œuvre, cependant, il a été décidé de s’orienter vers le béton bouchardé, au détriment du sablé, pour limiter les nuisances d’exécution en site urbain.

Granulats Grésy et basalte 

Côté granulats, deux types, provenant de la carrière savoyarde de Grésy-sur-Aix, ont été utilisés avec un mélange de basalte : du 8/20, qui s’incorpore aisément dans le béton et qui résiste bien à l’arrachement pour les places de stationnement ; et du 4/8, donc plus fin, pour les trottoirs et le confort des piétons.

Au total, 2 700 m2 ont été réalisés avec du 4/8 Grésy 90 % et du 6/10 basalte 10 % en ciment gris, dont 1 800 m2 de béton bouchardé et 900 m2 de béton sablé, et 550 m2 en désactivé, avec du 8/20 Grésy 80 % et 10/14 basalte, 20 % en ciment gris. « Le béton provenait de la centrale Béton Vicat de Villaz (Haute-Savoie), située à proximité du chantier. Cette centrale est bien adaptée à la fabrication des bétons décoratifs grâce à ses nombreux cases », souligne Anthony Mayet de Béton Vicat Haute-Savoie.

Régularité et homogénéité 

En ce qui concerne le ciment, il s’agissait d’un CEM I 52,5. « Il a été choisi en fonction des conditions climatiques de Haute-Savoie. Ce ciment permet au béton d’avoir une bonne tenue au cycle gel-dégel et au gel de déverglaçage, indique le représentant de Béton Vicat en Haute-Savoie. Les bétons décoratifs de la gamme Stylperf, sur ce chantier, sont composés de granulats Grésy avec l’incorporation de basalte noir. Ce mélange apporte un effet moucheté en surface, qui met en valeur les plots ou les bordures en granit, en créant un ensemble homogène. »

« En ce qui concerne la mise en œuvre, elle a nécessité une grande attention. Il faut vraiment un savoir-faire pour obtenir une régularité et une homogénéité sur ce type de chantier, compte tenu de sa longueur et de son séquençage. Le chantier a démarré en hiver et s’est fini, pour l’essentiel, en été. L’entreprise a dû s’adapter aux variations de température, et la mise en œuvre ne s’est pas faite à la même vitesse selon les zones… Malgré ces contraintes, le partenariat de Béton Vicat et de l’entreprise Mithieux a permis d’obtenir une belle réalisation », se félicite Anthony Mayet de Vicat. Encore une belle référence pour le béton décoratif en Rhône-Alpes !

 

Principaux intervenants

Maîtrise d’ouvrage : Mairie d’Annecy - Maîtrise d’œuvre : Christophe Veyrat-Parisien, architecte - Mise en œuvre du béton décoratif : Mithieux TP - Fournisseur du béton : Béton Vicat - Fournisseur du ciment : Vicat

Cet article est extrait de Routes n°143 PDF4.42 MoR-1434.42 MoR-1434.42 Mo Réalisations et Chantiers Places publiques 0 commentaires Gabarit Article HTML Masquer les liens vers le glossaire Désactivé Alerte email Désactivé Voir aussi Du béton drainant pour les aires de l’« autoroute du Soleil » La Tégéval avance en vert avec le béton stabilisé Aménagement du centre-ville historique de Givry Masquer l'Image Désactivé
Catégories: Béton

Le béton sera présent au 20e Carrefour des gestions locales de l'eau

ven, 12/21/2018 - 14:37
Le béton sera présent au 20e Carrefour des gestions locales de l'eau a.battistin@sfic.fr 21/12/2018 article-seul

Cimbéton et le CERIB seront présents sur un village béton sur le 20e Carrefour des gestions locales de l'eau les 30 et 31 janvier prochains.

CIMbéton

Plus d'information prochainement

Pratique

  • Carrefour des gestions locales de l'eau. Halls 3/4/5 Parc Expo de Rennes. Voir le site
Brève Assainissement et gestion de l'eau 0 commentaires Gabarit Article HTML Masquer les liens vers le glossaire Désactivé Alerte email Désactivé Voir aussi T94. Ouvrages d'assainissement en béton. Conception et réalisation Les stations d'épuration des eaux usées Solutions constructives en béton pour les ouvrages du cycle de l'eau Masquer l'Image Désactivé
Catégories: Béton

Maitrise esthétique des parements

mar, 12/18/2018 - 12:05
Maitrise esthétique des parements camille nogalo 18/12/2018 article-seul Patrick Guiraud 23/04/2018 Patrick Guiraud Facteurs influençants la teinte des parements 23/04/2018 Patrick Guiraud Facteurs influençants la teinte des parements La qualité de la teinte d’un parement ne résulte pas de l’application de recettes simples. Lire 15/12/2018 Patrick Guiraud Teinte des parements 15/12/2018 Patrick Guiraud Teinte des parements La teinte est apportée par les composants du béton. Chaque constituant : ciment, sables, fines, pigments, granulats de couleurs complémentaires ou opposées, a une influence sur l’aspect final. Gris ou blanc, le ciment, mélangé aux éléments les plus fins du sable, donne au béton brut sa teinte de fond. Lire 23/04/2018 Patrick Guiraud Texture des parements 23/04/2018 Patrick Guiraud Texture des parements La texture des parements représente l’état physique de la surface, en particulier la rugosité. Elle peut aussi être extrêmement variée. Lire 15/12/2018 Patrick Guiraud Caractérisation des parements 15/12/2018 Patrick Guiraud Caractérisation des parements Aspects de surface et appréciation des parements L’aspect perçu du parement résulte de l’action de la lumière sur le béton et de la perception de l’œil de l’observateur. Lire 15/12/2018 Patrick Guiraud Différents types de parements 15/12/2018 Patrick Guiraud Différents types de parements Lire 15/12/2018 Patrick Guiraud Principaux traitements de surface des bétons à l’état frais et à l’état durci 15/12/2018 Patrick Guiraud Principaux traitements de surface des bétons à l’état frais et à l’état durci Lire 15/12/2018 Classification des parements selon le fascicule 65 15/12/2018 Classification des parements selon le fascicule 65 Article 8 : parements, parois et surfaces non coffrées Lire Bétons Esthétique 0 commentaires Gabarit Article HTML Masquer les liens vers le glossaire Désactivé Alerte email Désactivé Masquer l'Image Activé
Catégories: Béton

SB N°122. Le nouvel âge des parkings urbains.

lun, 12/17/2018 - 10:24
SB N°122. Le nouvel âge des parkings urbains. camille nogalo 17/12/2018 article-seul PDF776.73 KoTélécharger776.73 KoTélécharger776.73 Ko

Plus que jamais, les rapports sont tendus entre l’automobile et la ville qui ne l’accueille plus aussi volontiers que par le passé. Les modes de transport collectifs sont désormais privilégiés, obligeant les automobilistes à “abandonner” leur véhicule à l’entrée des centres urbains. Une évolution qui plaide pour la création de nouveaux parkings. Pour autant, pas question de défigurer la ville avec des constructions monumentales et laides. Pas question non plus de faire de ces parkings des lieux obscurs et inquiétants. Le nouvel âge des parkings est donc annoncé. Exemples.

CIMbéton Equipements publics 0 commentaires Gabarit Article-fiche SB 122 Nature du contenu PDF Publications Solutions béton Masquer les liens vers le glossaire Désactivé Alerte email Désactivé Masquer l'Image Désactivé
Catégories: Béton

Fabrication du béton

sam, 12/15/2018 - 12:38
Fabrication du béton camille nogalo 15/12/2018 article-seul Patrick Guiraud Fabrication du béton

Le béton est obtenu par mélange d’un liant d’une grande finesse (le ciment), de granulats de nature, de formes et de dimensions variées, d’eau (de gâchage) et d’adjuvants. Les méthodes de fabrication du béton sont adaptées à la nature du chantier et aux types d’ouvrage à réaliser. 

Le béton est fabriqué principalement 
  • dans des centrales de béton prêts à l’emploi –BPE- (le béton est livré dans ce cas à l’état frais sur les chantiers)
  • en usine pour les produits préfabriqués en béton (les produits en béton sont ensuite livrés sur les chantiers prêts à être mis en place).
  • Des centrales de chantier sont utilisées sur certains chantiers importants (fabrication du béton dans une centrale sur le site à proximité de l’ouvrage à construire).
  • Pour les petits chantiers, le béton peut être fabriqué tout simplement dans des bétonnières. 

Pour élaborer un béton, matériau homogène, il faut tenir compte au cours des phases de fabrication et de transport, de la diversité de ses constituants. Il faut aussi réaliser un mélange efficace, qui ne puisse pas subir ensuite de ségrégation ou de décohésion. 

Parmi les facteurs influant sur l’homogénéité du mélange béton, on peut notamment souligner :

  • la régularité de chaque constituant ;
  • la régularité d’écoulement de tous les constituants et du béton lors des différentes phases du processus de fabrication ;
  • la composition de béton qui doit tenir compte de sa destination et des constituants utilisés : type et classe de ciment, nature et granularité des granulats, adjuvants ;
  • la teneur en eau ;
  • le type de matériel utilisé pour le malaxage ;
  • les temps de malaxage ;
  • les conditions et temps de transport du béton entre sa fabrication et sa mise en œuvre.
Approvisionnement et stockage des constituants

Le choix des constituants qui vont être utilisés pour réaliser un béton déterminé repose sur deux exigences principales : 

  • d’ordre technique, en fonction des caractéristiques visées (maniabilité, résistance, etc.)
  • d’ordre économique en fonction de la proximité des fournisseurs par rapport au chantier.

Approvisionnés par route, rail ou voie d’eau, les constituants du béton doivent faire l’objet d’un stockage compatible avec les besoins de la centrale à béton, de l’usine ou du chantier, en évitant aussi bien les ruptures de stock que les sur-stockages. Les constituants utilisés doivent toujours être conformes aux normes en vigueur. Le stockage des constituants ne doit pas bien sûr dégrader les caractéristiques et propriétés des divers constituants du béton. 

  • Stockage du ciment 

Pour les petits chantiers, le ciment conditionné en sacs doit être stocké sur des palettes disposées sur un sol plat et sec. Les sacs doivent être protégés de la pluie, mais également des remontées d’humidité du sol, des projections de boue et de tout choc mécanique susceptible de les déchirer. Si plusieurs types de ciment sont nécessaires, leur stockage doit être  séparé pour éviter erreurs et mélange.

Pour les centrales de BPE et pour les grands chantiers, le ciment est livré en vrac par camion-citerne (d’une capacité en général de 25 tonnes) déchargé pneumatiquement (par circulation d’air) et stocké dans des silos verticaux de forme cylindrique d’une capacité supérieure à 30 tonnes. Certaines centrales proches de cours d’eau sont livrées par péniche. 

  • Stockage des granulats

Les granulats sont stockés soit en tas au sol, soit le plus souvent en trémie. Il convient d’éviter tout mélange entre des granulats de natures, d’origines ou de classes granulaires différentes. Pour éviter la pollution des granulats par de la terre ou des déchets, le stockage se fait sur une aire aménagée. La propreté des sables, notamment, est un facteur de qualité indispensable du béton. L’aire de réception des granulats doit permettre un écoulement correct des eaux de pluie (aire bétonnée, légèrement inclinée).

Le stockage en  trémies (à ciel ouvert en épi par rapport à la centrale) permet de grandes réserves de matériaux et de gros débits. Les trémies comportent plusieurs compartiments permettant le stockage de différents granulats.

Les granulats sont acheminés vers le malaxeur en général par bandes transporteuses.

Le stockage en trémies présente les garanties de qualité et de régularité indispensables pour l’obtention de bétons à caractéristiques très régulières (résistances mécaniques, teintes). Il permet de maîtriser  une teneur en eau constante des granulats, qui fait l’objet de mesures par sonde.

  • Stockage des adjuvants

Les adjuvants sont stockés en bidons ou en containers fermés, bien identifiés. Les précautions concernant le stockage par temps froid, ainsi que les dates limites d’emploi doivent être scrupuleusement respectées. 

  • Stockage de l’eau 

En général, le béton est confectionné avec de l’eau potable alimentée directement dans les centrales à béton et dans les usines de préfabrication par le réseau de distribution des eaux. Si l’on est amené à stocker de l’eau sur le chantier, on veillera à ce qu’elle ne puisse être polluée par des matières organiques ou des sels tels que les chlorures ou les sulfates.

Dosage des constituants

Le ciment est acheminé du silo à la trémie de dosage  (dosage pondéral électronique )par des vis sans fin (vis d’Archimède) qui assurent un débit régulier et à l’abri de l’humidité ambiante, ou par transport pneumatique.

Les granulats sont repris par skip ou dragline et acheminés jusqu’à la doseuse par bande ou tapis. Pour obtenir une composition de béton définie et constante, la teneur en eau des granulats doit être mesurée régulièrement. Le dosage en eau de gâchage sera effectué, déduction faite de l’apport d’eau contenue dans les granulats. L’eau est dosée par compteur volumétrique ou pompe doseuse. 

Le développement de l’informatique dans les centrales et les systèmes d’enregistrement des paramètres de fabrication du béton ont permis d’optimiser, la régularité, le contrôle et la traçabilité des dosages.

Malaxage des constituants

Le malaxage est une phase importante de la fabrication du béton, car il va conditionner la qualité de son homogénéité. Pour assurer la réussite de cette opération, il faut choisir un matériel adapté et déterminer un temps de malaxage suffisant. 

Le choix d’un appareil (bétonnière ou malaxeur) dépend de sa capacité de production, des cadences de production, de son aptitude à malaxer différents types de mélanges  pour donner des bétons homogènes.

Le temps de malaxage varie de 35 secondes à quelques minutes, en fonction du type de matériel et du type de béton à fabriquer.

Les bétonnières

Les bétonnières sont des appareils qui assurent le mélange des constituants par simple rotation de la cuve suivant un axe qui peut être horizontal ou légèrement incliné. Des palettes solidaires de la cuve assurent l’entraînement des matériaux qui retombent par gravité. Ce mouvement de brassage assure le mélange des constituants. 

Les bétonnières sont simples, robustes et plus particulièrement adaptées aux petits débits de production. La capacité de la cuve varie de 50 à 100 litres pour les plus petites, pour atteindre 1m3 et plus pour les grosses bétonnières à axe horizontal. La vidange de la cuve se fait par basculement, ou par inversion du sens de rotation. Les bétons fabriqués à la bétonnière sont au maximum de classe de résistance C16/20, pouvant être portée à C20/25 en cas de contrôle de la production. Le ciment est dans ce cas approvisionné en sacs de 35 kg. 

Avec une bétonnière, l’introduction d’une partie des gravillons avec une partie d’eau assure le lavage de la cuve. Le ciment, le reste de l’eau et le sable sont introduits ensuite. Les gravillons restants sont introduits en dernier.

Les malaxeurs

Les malaxeurs sont constitués d’une cuve et d’un ensemble d’outils de brassage, ils assurent une homogénéité du mélange supérieure à celle obtenue avec les bétonnières, grâce au déplacement relatif des composants à l’intérieur du mélange. Ce déplacement est provoqué par des trains de palettes ou de planétaires dont l’axe est excentré par rapport à celui de la cuve, qui est elle-même fixe ou animée d’un mouvement de rotation. 

Il existe des malaxeurs continus qui délivrent le béton en continu et des malaxeurs discontinus qui le délivrent par gâchée. La plupart des malaxeurs sont à axes verticaux à action forcée ou à action gravitaire. Le mélange subit un puissant effet de brasage à la fois dans le sens vertical et dans le sens horizontal. Ce type de matériel est le mieux adapté à l’obtention de bétons homogènes. Il existe aussi des malaxeurs à axes horizontaux.

Les outils de brassage sont constitués principalement de pales qui peuvent être pleines, ajourées ou en forme de peigne. Les pales sont soit montées sur des bras tournant autour d’un axe, soit fixées directement sur la cuve du malaxeur. Dans ce cas, la cuve est animée d’un mouvement de rotation. 

Une fois déterminé l’appareil adapté au béton à réaliser, le malaxage, pour être efficace, doit prendre en compte certains paramètres :

  • l’ordre d’introduction des composants
  • la vitesse de rotation de la cuve
  • le temps de malaxage.

L’ordre d’introduction idéal est parfois difficile à réaliser du fait du remplissage discontinu de la cuve par skip ou chargeur, qui ne facilite pas une introduction simultanée et progressive des constituants. Avec un malaxeur, on considère comme préférable, lorsque c’est possible, d’introduire le ciment et l’eau qui assure son mouillage, puis le sable –pour constituer le mortier- et enfin les gravillons. Les adjuvants ont été préalablement dilués  dans une partie de l’eau de gâchage. 

La vitesse de rotation des appareils est de l’ordre de 20 à 30 tours/mn, et diminue avec le diamètre de la cuve. Elle ne dépasse pas 20 tours/mn pour les bétonnières.

Le temps de malaxage est de l’ordre de 35 à 55 secondes. Il doit donc être suffisant pour assurer l’homogénéité parfaite des divers constituants. En revanche, les bétons très fermes ou riches en éléments fins peuvent nécessiter des durées de malaxage plus longues : 1 à 2 minutes.

Documentation technique Bétons Mise en oeuvre 0 commentaires Gabarit Article HTML Masquer les liens vers le glossaire Désactivé Alerte email Désactivé Voir aussi Vibration des bétons Cure du béton Reprise de bétonnage Masquer l'Image Désactivé
Catégories: Béton

Principaux traitements de surface des bétons à l’état frais et à l’état durci

sam, 12/15/2018 - 12:11
Principaux traitements de surface des bétons à l’état frais et à l’état durci camille nogalo 15/12/2018 article-seul

Patrick Guiraud

PRODUITS POLYCHROMES
Mélanges aléatoires de plusieurs bétons de différentes couleurs sur une même surface.

VEINAGE
Traînées de couleurs différentes de celles de la surface pour reproduire des effets de flammes.

DRESSAGE / ARASAGE
Passage d’une règle tirée sur le béton frais pour aplanir la surface.

TALOCHAGE
Égalisation de la surface obtenue par le frottement d’une taloche.

FEUTRAGE
Finition après talochage par le frottement d’une brosse souple ou de chiffons.

LISSAGE OU GLAÇAGE
Création d’un aspect lisse par l’action de truelles.

BROSSAGE
Passage de brosses à poils raides pour faire apparaître partiellement les granulats.

STRIAGE
Création de stries profondes par l’action de peignes.

IMPRESSION
Reproduction de dessins en reliefs ou creux par la pression de rouleaux ou de moules spéciaux.

TRAITEMENTS D’ASPECT PAR LES MOULES
Création ou reproduction de formes, de reliefs ou de textures au moyen de moules, revêtements de moules ou matrices élastomères (mousse de polyuréthane, polystyrène expansé…).

LAVAGE
Réalisation de surfaces de granulats apparents par lavage direct du béton frais au jet d’eau.

PHOTOGRAVAGE
Procédé qui consiste à reproduire sur le béton une photographie ou un dessin. Un désactivant intégré sur un support plastique ou polystyrène appliqué en fond de moule permet de reproduire l’image après décoffrage. Au contact du béton, le désactivant empêche localement la prise du ciment. 

Différents traitements de surface réalisés à l’état durci

DÉSACTIVATION
Mise en place d’un désactivant sur la paroi du moule ou à la surface du béton frais. La surface est ensuite décapée au jet d’eau ou brossée pour faire apparaître les granulats.

DÉCAPAGE Á L’ACIDE
Décapage de la peau ou de la laitance du béton par une attaque acide laissant apparaître les grains fins ou les gros granulats puis rinçage à l’eau.

SABLAGE
Attaque de la surface du béton par l’action d’un jet de sable à plus ou moins forte pression sur le béton durci laissant apparaître les grains plus ou moins fins et adoucissant la texture des granulats.

GRENAILLAGE
Attaque de la surface du béton résultant des impacts de grains de grenaille et faisant apparaître les grains moyens du béton.

PIQUETAGE / CISELAGE
Éclatements ou destructions superficielles de la peau par les chocs : ◦  d’outils à pointes multiples,

  • d’outils à une seule pointe,
  • de ciseaux dentelés.

ÉCLATEMENT
Parement cassé de façon irrégulière par l’action de marteaux pour faire apparaître l’ensemble des constituants avec cassure des gros granulats.

CLIVAGE OU FENDAGE
Rupture du béton selon un plan défini par l’action de couteaux faisant apparaître la texture interne du béton et des granulats.

GRÉSAGE
Attaque de la surface laissant de fines rayures, obtenue par l’action de meules à grains moyens, faisant ressortir la texture du béton et donnant une surface rugueuse.

ADOUCISSAGE
Usinage avec des meules permettant de faire disparaître toutes traces visibles de rayures donnant un aspect « adouci ».

POLISSAGE MAT OU BRILLANT
Usinage complet jusqu’au passage de meules à grains très fins à pierres tendres ou à feutres donnant un aspect poli mat ou brillant appelé aussi poli marbrier. Selon les granulats employés et le type de traitement, la surface peut être mate (trois passes de polissages) ou brillante (cinq passes de polissage).

FLAMMAGE OU DÉCAPAGE AU CHALUMEAU
Éclatement superficiel (sur quelques millimètres) d’une surface de béton durci par l’action d’une flamme à haute température faisant apparaître la texture interne du béton.

GOMMAGE
Projection par un flux d’air de particules extrêmement fines pour procéder à une homogénéisation de l’aspect ou à un nettoyage de la surface.

BOUCHARDAGE
Attaque de la surface à l’aide d’une boucharde faisant éclater la surface du béton pour offrir un aspect rugueux plus ou moins prononcé. Ce traitement fait ressortir la structure interne des gros granulats.

PONÇAGE
Parement attaqué superficiellement à la meule abrasive à sec ou à l’eau, dégageant partiellement les sables.

HYDRODÉCAPAGE
Le parement durci est attaqué au jet d’eau sous forte pression. Le calibrage du jet et sa pression permettent de varier la profondeur de l’attaque et donc l’état de surface obtenu.

MÉTALLISATION
Cette technique permet par projection à haute température de particules, d’obtenir des aspects de surface aux reflets métalliques (cuivre, bronze, aluminium, laiton, etc.).

L’enlèvement d’une partie de la peau du béton par certaines de ces diverses techniques impose de prévoir un supplément d’enrobage des armatures.

Documentation technique Bétons Esthétique 0 commentaires Gabarit Article HTML Masquer les liens vers le glossaire Désactivé Alerte email Désactivé Voir aussi Caractérisation des parements Classification des parements selon le fascicule 65 Facteurs influençants la teinte des parements Masquer l'Image Désactivé
Catégories: Béton

Différents types de parements

sam, 12/15/2018 - 12:00
Différents types de parements camille nogalo 15/12/2018 article-seul Patrick Guiraud Généralités

Un parement en béton est une surface coffrée, généralement visible, à être vue après achèvement de l’ouvrage. Il constitue la peau de l’ouvrage(ce n’est pas un simple revêtement décoratif). Il doit résister aux diverses agressions auxquelles est soumis la structure pendant sa durée d’utilisation et s’intégrer le plus naturellement possible dans son environnement.

L’obtention d’un parement de qualité repose sur l’attention que l’on portera lors de la formulation du béton et lors des différentes étapes de sa mise en œuvre. L’homogénéité de l’aspect est induite par celle des constituants du béton. La régularité des caractéristiques des constituants est de ce fait essentielle. La qualité des coffrages, des huiles de démoulage, des modes coulage et de vibration et les conditions de maturation participent pleinement au résultat final.

Surfaces brutes et surfaces traitées 

On distingue trois types de surfaces de parement :

  • Les surfaces brutes de décoffrage

Elles peuvent être lisses ou à reliefs et être obtenues par démoulage immédiat ou différé. On distingue les surfaces brutes contre moule (l’état surface est obtenu au contact avec le moule, il porte l’empreinte du moule) et les surfaces brutes hors ou dessus de moule, c’est-à-dire travaillées à l’état frais par talochage, lissage ou impression, (l’état de surface correspond à une face qui n’est pas au contact avec le moule pendant le moulage).

  • Les surfaces traitées à l’état frais

De nombreuses techniques permettent de traiter le béton à l’état frais telles que le brossage, le striage, le lavage, l’impression…

  • Les surfaces traitées à l’état durci

Les surfaces béton peuvent aussi être traitées à l’état durci par des techniques très variées telles que la désactivation, le sablage, le grésage, le bouchardage….

Catégories de surfaces brutes

Nota : Lorsque le béton est coulé à l’horizontale, par exemple, dans un moule pour les éléments préfabriqués, la face supérieure peut être traitée de multiples façons juste après le coulage. Ces traitements sont réalisés à l’aide d’outils très simples comme des règles tirées sur cales, des taloches pour obtenir une surface lisse, des bosses, des râteaux ou des peignes, pour une surface rainurée, ainsi que des rouleaux ou des moules, pour une surface imprimée.

 

Documentation technique Bétons Esthétique 0 commentaires Gabarit Article HTML Masquer les liens vers le glossaire Désactivé Alerte email Désactivé Voir aussi Facteurs influençants la teinte des parements Caractérisation des parements Parement béton : volumes et textures Masquer l'Image Désactivé
Catégories: Béton

Classification des parements selon le fascicule 65

sam, 12/15/2018 - 11:42
Classification des parements selon le fascicule 65 camille nogalo 15/12/2018 article-seul

Article 8 : parements, parois et surfaces non coffrées

Catégories de surfaces de béton

Les surfaces de béton sont classées en trois catégories :

Les surfaces coffrées de béton qui sont  laissées brute de décoffrage ou destinées à  ne recevoir qu’une lasure transparente qui laisse apparaître la texture et le degré d’homogénéité de teinte, et qui sont soumises à des exigences portant sur l’aspect. Ces surfaces sont dénommées parements.

Les autres surfaces coffrées, qui ne sont soumises qu’à des exigences de texture et de précision dimensionnelle. Ces surfaces sont appelées parois.

Les surfaces non coffrées qui peuvent être soumises ou non à des exigences particulières (aspect, texture).

Classification des parements

Le fascicule 65 distingue 3 catégories de parements :

  • Les parements simples, laissés bruts de décoffrage et dont l’aspect ne fait l’objet que d’une exigence de régularité générale, 
     
  • Les parements fins, laissés bruts de décoffrage et dont l’aspect fait l’objet d’une exigence de régularité générale, et d’exigences renforcées relatives à la texture, la teinte et la géométrie,
     
  • Les parements ouvragés, préfabriqués ou coulés en place, qui doivent satisfaire à des exigences d’ordre décoratif définies par le marché. Dans certains cas ces parements peuvent recevoir un traitement de surface.

Le CCTP doit préciser à quelles classes appartiennent les divers parements de l’ouvrage. En l’absence de précision, les parements sont considérés comme des parements simples.

Exigences générales sur les parements

Les parements doivent etre exempts de ségrégation de surface : nids de cailloux, ressuage, écaillage, fuite de laitance.

Ils ne doivent  présenter ni balèvre, arrachement de la peau du béton, épaufrure, stratification, marbrure, faïençage, microfissuration, tâche de rouille, reprise marquée de bétonnage.

Les parements font l’objet d’une exigence de régularité de teinte.

Les variations de teinte peuvent être appréciées à l’aide d’une échelle de gris :

Fascicule de Documentation  FD P 18-503. Parements simples

Critères d’acceptation :

  • Planéité : niveau P2
  • Texture : niveau E (2-2-2)
  • Teinte : niveau T2

Document de référence : Fascicule de documentation FD P 18-503

Nota : E (2.2.2) :

  • Bullage moyen réparti sur l’ensemble de la surface considérée : surface maximale par bulle 1,5 cm², profondeur maximale 3 mm, surface maximale du bullage 3%
  • Zone de bullage concentré : 10% maximum
  • Défauts localisés : surface maximale d’un défaut localisé (en cm²) égale au produit de 4 par la distance d’observation fixée par le marché en m.
Parements fins Critères d’acceptation :
  • La teinte est définie par le marché ou à défaut proposée par l’entrepreneur, par référence à une surface étalon, un parement existant, ou un niveau d’un nuancier de teinte.
  • Planéité : Niveau P3
  • Texture : Niveau E (3.3.3)
  • Teinte : Niveau T3

Document de référence : Fascicule de documentation FD P 18-503

Nota : E (3.3.3) :

  • Bullage moyen réparti sur l’ensemble de la surface considérée : surface maximale par bulle 0,3 cm², profondeur maximale 2 mm, surface maximale du bullage 2%
  • Zone de bullage concentré : 5% maximum
  • Défauts localisés : surface maximale d’un défaut localisé (en cm²) égale au produit de 3 par la distance d’observation fixée par le marché en m.
Parements ouvragés Les parements ouvragés peuvent être : 
  • Laissés bruts de décoffrage et présenter un modelé ou des formes particulières,
  • Obtenus par enlèvement de matière,
  • Revêtus.

Ces dispositions sont définies par le marché sur la base des spécifications applicables aux parements fins.

Les traitements de surfaces, applicables aux parements ouvragés, peuvent être réalisés par des procédés :

  • mécaniques : bouchardage, sablage, gommage, polissage, grésage, … 
  • chimiques : acidage, désactivation, …
  • thermiques : flammage, …

Le bouchardage et le flammage sont interdits sur les éléments en béton précontraint ou fortement armés et fortement sollicités. 

Des essais de convenance doivent être effectués pour vérifier la texture obtenue, la profondeur du traitement et l’efficacité du nettoyage. 

Parois

Les parois ne sont pas destinées à être vues par le public. 

Elles peuvent rester brutes de décoffrage ou recevoir un revêtement.

Elles doivent être exemptes des défauts dont l’importance est susceptible d’engager la durabilité du béton armé :

  • Nid de cailloux,
  • Fuites de laitance,
  • Fractures, certaines épaufrures, écornures, fissures…

La teinte des parois ne fait pas l’objet de spécification.

Surfaces non-coffrées

Les surfaces non-coffrées sont horizontales ou faiblement inclinées. Il s’agit le plus souvent d’extrados de tabliers, de radiers ou de dalles. Les tabliers sont en général recouverts par une couche d’étanchéité. Les dalles peuvent requérir un état de surface particulier suivant l’usage. 

Ces surfaces doivent être exemptes de défauts susceptibles d’engager la durabilité du béton armé : nids de cailloux, fractures, écornures, fissures importantes.

Pour les tabliers destinés à recevoir une couche d’étanchéité, le support prescrit doit être compatible avec le complexe d’étanchéité prévu (article 9 du fascicule 67).

Dans tous les cas, les produits de cure appliqués sur le béton non coffré doivent être éliminés avant l’application du complexe.

La rugosité du support est prescrite en fonction du type d’étanchéité.

La surface doit être dégagée de toutes matières sans cohésion : 

  • Laitance, produit de cure, coulis durci
  • Terre
  • Graisse
  • Poussière ou autres souillures de chantier
  • Argile
Documentation technique Bétons Esthétique 0 commentaires Gabarit Article HTML Masquer les liens vers le glossaire Désactivé Alerte email Désactivé Voir aussi Caractérisation des parements Teinte des parements Texture des parements Masquer l'Image Désactivé
Catégories: Béton

Caractérisation des parements

sam, 12/15/2018 - 11:34
Caractérisation des parements camille nogalo 15/12/2018 article-seul Aspects de surface et appréciation des parements

L’aspect perçu du parement résulte de l’action de la lumière sur le béton et de la perception de l’œil de l’observateur.

Patrick Guiraud

Un parement peut absorber ou réfléchir certaines ondes lumineuses en fonction de son état de surface, de sa texture et de sa teinte. Le rayon lumineux peut être réfléchi par le parement dans toutes les directions (réflexion diffuse) ou dans une direction définie. 

La perception du parement est aussi fonction du type de lumière à laquelle il est exposé (lumière solaire, lumière artificielle et éventuellement lumière lunaire). 

L’architecte doit donc définir la texture et la teinte du parement en prenant en compte les conditions d’éclairage du parement et les effets qu’il souhaite créer. C’est l’accroche de la lumière variant selon les techniques de réalisation des parements qui donne sa qualité à la surface.

L’appréciation d’un parement est délicate. Elle relève à la fois de données subjectives issues du domaine de la perception (plus la teinte d’un parement par exemple sera homogène, plus l’œil s’attachera au détail qui rompra cette homogénéité) et de données mesurables et objectives liées à des caractéristiques physiques. 

Plus un parement est lisse, plus le moindre défaut se voit. Une tâche ou un léger bullage, qui disparaît sur un parement réalisé avec un coffrage en lattes de bois assemblées, se voit sur un parement réalisé avec un coffrage en contreplaqué bakelisé. Le choix du type du coffrage a donc une incidence primordiale sur l’obtention de parements de qualité.

La recherche d’une uniformité parfaite d’un parement ne va pas forcément dans le sens de l’esthétique (il convient d’éviter les grands parements lisses). De légères variations involontaires de teinte peuvent animer un parement et le rendre plus agréable à l’œil. Les parements de teinte claire présentent plus facilement un aspect satisfaisant et estompent les éventuels défauts. Les hétérogénéités de teinte ont tendance à s'estomper dans le temps.

Une animation maîtrisée permet d’oublier les éventuels défauts minimes, et ceci d’autant plus que la surface du parement est grande.

L’aspect de surface est défini selon deux paramètres :
  • La texture de la peau du béton, obtenue soit directement par les empreintes du coffrage, soit par traitement de finition après coulage et décoffrage : elle est caractérisée par l’état de surface du béton
     
  • La teinte, qui dépend de la couleur des différents constituants du béton (granulats, ciments, pigments de colorations…) : elle est caractérisé par une couleur et les variations de nuance autour de cette couleur. La couleur perçue d’un parement est fonction des facultés visuelles de l’observateur, des propriétés d’absorption de la lumière du matériau et du type de lumière l’éclairant.

Le Fascicule de Recommandations FD P 18-503 permet de qualifier un parement en béton (coulé en place ou préfabriqué) selon sa teinte et son homogénéité en classant les écarts entre différents aspects des surfaces de béton. Il permet de fixer les critères d’acceptation d’un parement selon des niveaux croissants de qualité par rapport à un parement de référence et donc de contractualiser la teinte moyenne et la plage de variation acceptable. Il précise des exemples de désignation de parement. Les écarts admissibles peuvent être définis entre le maître d’œuvre et l’entreprise à l’occasion de la réalisation d’échantillons de référence.

Les variations de clarté, perceptibles à l'œil sur les parements sombres, sont principalement gouvernées par les paramètres de formulation et de mise en œuvre du béton.

La teinte d’un béton brut peut varier en fonction de nombreux facteurs liés soit à la formulation (lorsque le dosage en ciment gris augmente le grisé s'intensifie) et à la fabrication (teneur en eau), soit aux conditions climatiques subies par l’élément après décoffrage (conditions de cure). 

Les conditions d’observation et les critères de contrôle des parements doivent donc préalablement définis en particulier :

  • L’âge du béton : le phénomène de maturation du béton entraîne une évolution de sa teinte (généralement le béton s’éclaircit au cours du temps). Il convient lors de l’examen de plusieurs parements de prendre en compte d’éventuelles différences d’âges pour juger de l’homogénéité de la teinte et d’apprécier l’aspect qu’après un délai minimal de l’ordre d’une semaine après décoffrage.
     
  • Les conditions climatiques : la température, la pluie, l’hygrométrie ambiante, la présence du soleil influent sur l’appréciation de l’aspect du parement et sur l’homogénéité de la teinte (plus le béton sera compact, plus le contraste sera faible entre le béton sec et le béton mouillé).
     
  • La distance d’observation : l’aspect perçu du parement peut varier considérablement en fonction de la distance et de la position d’observation par rapport à l’ouvrage.
     
  • Les conditions d’éclairement (type de lumière…)
Incidence des paramètres de formulation et de mise en œuvre sur la clarté des bétons

Documentation technique Bétons Esthétique 0 commentaires Gabarit Article HTML Masquer les liens vers le glossaire Désactivé Alerte email Désactivé Voir aussi Facteurs influençants la teinte des parements Texture des parements Teinte des parements Masquer l'Image Désactivé
Catégories: Béton

Teinte des parements

sam, 12/15/2018 - 11:24
Teinte des parements camille nogalo 15/12/2018 article-seul

La teinte est apportée par les composants du béton. Chaque constituant : ciment, sables, fines, pigments, granulats de couleurs complémentaires ou opposées, a une influence sur l’aspect final. Gris ou blanc, le ciment, mélangé aux éléments les plus fins du sable, donne au béton brut sa teinte de fond. Celle-ci peut être modifiée par l’ajout de pigments. 

Patrick Guiraud

Dans le cas des bétons traités (bétons désactivés, par exemple), la couleur des plus gros éléments (les granulats) influence aussi la teinte du béton. Les granulats sont mis en valeur par le traitement, qui suivant son intensité, les rend plus ou moins visibles.

La teinte des bétons bruts de démoulage moulés ou lissés, dépend principalement de celle de ses constituants le plus fins (pigments, ciment, fines). La teinte des bétons traités provient en majeure partie de celle des gros granulats. 

La variété des constituants utilisables et des mélanges possibles (ciments blancs et des sables ou gris, avec pigments, sables, gravillons de couleurs complémentaires ou opposées) permet d’obtenir une variété infinie de teintes. 

La teinte dépend :
  • de la grosseur des grains en surface. Les gros grains réfléchissent moins de lumière que les petits grains ;
     
  • du serrage des grains en surface ;
     
  • de la saturation en eau des pores du béton à proximité de la surface du béton.

Une surface plus rugueuse présente généralement une teinte plus sombre (la réflexion de la lumière est réduite – plus la rugosité est importante, plus la lumière incidente est absorbée).

Nota : Une fois satisfaites les conditions permettant d’obtenir une bonne homogénéité et une bonne ouvrabilité du béton, les paramètres déterminants pour l’aspect de surface sont essentiellement : la quantité, la nature et la répartition des éléments fins. Les deux premiers paramètres dépendent de la formulation des bétons. Le troisième dépend de facteurs liés à la fabrication, comme la migration sous l’effet de la vibration ou du déplacement d’eau, mais aussi de la nature du coffrage ou de l’agent de démoulage.

Caractérisation de la teinte La teinte des parements est définie par trois composantes :
  • La luminance (L*), composante principale qui représente le taux de lumière réfléchie par le béton (la luminance est fonction de la granulométrie, plus la finesse augmente, plus l’impression résultante est une augmentation de clarté dans une couleur donnée) ;
     
  • Deux composantes chromatiques (a et b) qui caractérisent une couleur dominante.

Ces grandeurs sont mesurables à l’aide d’un colorimètre. Elles permettent de caractériser de manière pertinente les fluctuations de teinte des parements en béton.

La valeur de luminance positionne la mesure entre le blanc (L* = 100) et le noir (L* = 0). 

La teinte d’un parement est appréciée par référence à une échelle de gris (pouvant aller du blanc au noir) ou des nuanciers de teinte. 

Un degré de l’échelle des gris correspond à environ 10 points de l’échelle de luminance.

Contrôle de la régularité de la teinte

Le fascicule de documentation FD P 18-503 propose une échelle des gris utilisable pour contrôler ou évaluer la régularité de teinte des bétons, en particulier les écarts de teinte par rapport à la teinte moyenne. 

Elle comprend sept niveaux de gris que l’utilisateur peut comparer à la teinte du parement. 

Chaque niveau de qualité de la teinte « T » est défini par deux valeurs qui caractérisent les écarts admis sur l’échelle des gris par rapport à la teinte moyenne respectivement entre deux zones adjacentes de teintes différentes et entre deux zones éloignées de teintes extrêmes. Par exemple, le niveau de qualité T (3) correspond à un écart admissible entre deux zones adjacentes d’un degré par rapport à la teinte moyenne et un écart admissible entre deux zones éloignées de deux degrés par rapport à la teinte moyenne.

Le contrôle de la teinte doit être effectué dans des conditions précises : béton sec, lumière diffuse, point d’observation situé à une distance donnée du parement, échelle de gris placée sur l’élément à tester.

Documentation technique Bétons 0 commentaires Gabarit Article HTML Masquer les liens vers le glossaire Désactivé Alerte email Désactivé Voir aussi Facteurs influençants la teinte des parements Texture des parements Parement béton : volumes et textures Masquer l'Image Désactivé
Catégories: Béton
Erreur | AMOCER-IDF

Erreur

Le site Web a rencontré une erreur inattendue. Veuillez essayer de nouveau plus tard.

Message d'état

Il y a du contenu récemment syndiqué sur Prefabrication béton.

Message d'erreur

  • Warning : Cannot modify header information - headers already sent by (output started at /home/amocer/www/drupal7/includes/common.inc:2567) dans drupal_send_headers() (ligne 1207 dans /home/amocer/www/drupal7/includes/bootstrap.inc).
  • PDOException : SQLSTATE[22001]: String data, right truncated: 1406 Data too long for column 'guid' at row 1: INSERT INTO {aggregator_item} (title, link, author, description, guid, timestamp, fid) VALUES (:db_insert_placeholder_0, :db_insert_placeholder_1, :db_insert_placeholder_2, :db_insert_placeholder_3, :db_insert_placeholder_4, :db_insert_placeholder_5, :db_insert_placeholder_6); Array ( [:db_insert_placeholder_0] => Avec Lascaux, Lagarrigue se met en pleine lumière - Midi Libre [:db_insert_placeholder_1] => https://www.midilibre.fr/2014/11/14/avec-lascaux-lagarrigue-se-met-en-pleine-lumiere,1081854.php [:db_insert_placeholder_2] => [:db_insert_placeholder_3] => <a href="https://www.midilibre.fr/2014/11/14/avec-lascaux-lagarrigue-se-met-en-pleine-lumiere,1081854.php" target="_blank">Avec Lascaux, Lagarrigue se met en pleine lumière</a>&nbsp;&nbsp;<font color="#6f6f6f">Midi Libre</font><p>Firmi ❘ Lagarrigue BTP, qui a 75 ans, rayonne dans le Grand Sud.</p> [:db_insert_placeholder_4] => CBMiYGh0dHBzOi8vd3d3Lm1pZGlsaWJyZS5mci8yMDE0LzExLzE0L2F2ZWMtbGFzY2F1eC1sYWdhcnJpZ3VlLXNlLW1ldC1lbi1wbGVpbmUtbHVtaWVyZSwxMDgxODU0LnBocNIBrQFodHRwczovL3d3dy1taWRpbGlicmUtZnIuY2RuLmFtcHByb2plY3Qub3JnL3Yvcy93d3cubWlkaWxpYnJlLmZyL2FtcC8yMDE0LzExLzE0L2F2ZWMtbGFzY2F1eC1sYWdhcnJpZ3VlLXNlLW1ldC1lbi1wbGVpbmUtbHVtaWVyZSwxMDgxODU0LnBocD9hbXBfanNfdj0wLjEjd2Vidmlldz0xJmNhcD1zd2lwZQ [:db_insert_placeholder_5] => 1415952000 [:db_insert_placeholder_6] => 4 ) dans aggregator_save_item() (ligne 150 dans /home/amocer/www/drupal7/modules/aggregator/aggregator.processor.inc).